Vente de Mobilicity : Davantage de choix pour les services mobiles?

Vente de Mobilicity
Ceux qui considèrent leur facture de téléphone mobile trop salée sont loin d’être seuls et ça pourrait s’aggraver si un des 3 grands opérateurs de téléphonie mobile arrive à ses fins. Telus prévoit en effet acheter Mobilicity pour la somme de 380 millions de dollars. Les choses vont mal pour Mobilicity qui a une dette accumulée de 450 millions de dollars et perd 30 millions par mois.

Du point de vue des consommateurs, l’échec de ce petit opérateur ramène la question du choix, celle de savoir s’il y aura un jour plus de choix que les 3 principaux fournisseurs. Mais que peuvent-ils faire pour réclamer un meilleur service aux grands fournisseurs, alors qu’acheter ailleurs n’est pas une possibilité réelle.

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Manque de concurrence

Depuis des années, le marché de la téléphonie mobile est dominé par 3 grands joueurs qui contrôlent plus de 90 % du marché – Bell, Rogers et Telus. Ces entreprises prospèrent au détriment des consommateurs. Le prix des services mobiles au Canada se situe parmi les plus élevés dans les pays de l’OCDE.

En 2008, Industrie Canada a tenu des enchères spéciales exclusivement destinées aux petits opérateurs comme Mobilicity, Public Mobile et Wind Mobile, avec l’espoir qu’une concurrence accrue entraînerait une baisse du prix des communications mobiles. Industrie Canada avait pour objectif de donner la chance à un quatrième concurrent majeur de voir le jour et d’offrir un plus grand choix aux consommateurs.

Les choses n’ont pas tourné aussi bien que prévue. Mobilicity est sur le point d’être vendus et ses rivaux Public Mobile et Wind Mobile opèrent à perte et sont à la recherche d’acheteurs. Avec la vente aux enchères de spectre supplémentaire prévue pour 2014, les 3 grands souhaitent engloutir les concurrents restants, offrant ainsi encore moins de choix aux consommateurs.

Voués à l’échec

Tout comme le secteur des sables bitumineux, les télécommunications nécessitent beaucoup d’investissement. Il faut des millions de dollars pour construire des infrastructures. Alors que les 3 grands ont la poche profonde, il est plus difficile pour les petites entreprises d’investir des millions pour installer des tours de téléphonie et acheter la publicité qui les rend visibles sur le marché. Qui plus est, les 3 grands possèdent 90 % du marché, alors que les petits opérateurs se disputent seulement 10 % du spectre.

Alors, qu’est ce qui empêcherait un milliardaire comme Donald Trump d’investir dans la téléphonie mobile au Canada? La restriction sur la propriété étrangère est un des principaux obstacles auquel font face les petits opérateurs. Il est interdit aux entreprises étrangères de posséder plus de 10 % de parts du marché de la téléphonie mobile. Même depuis que le CRTC a déréglementé l’industrie du sans fil, il est difficile pour les nouveaux venus d’y faire leur place. Qui profitera de la vente aux enchères du spectre 4G cet automne si les petits joueurs ne sont plus là?

Exiger un meilleur service

Qu’on le veuille ou non, nous sommes coincés avec les 3 grands pour l’instant. Avec l’évolution rapide des technologies, un contrat de 3 ans semble une éternité. Ces entreprises possèdent déjà la majorité du marché, elles souhaitent simplement conserver leurs parts de ce marché.

Heureusement pour les consommateurs, il existe une certaine latitude quand il s’agit de négocier. Pour obtenir un meilleur service, il faut cependant l’exiger. Ceux qui ne sont pas satisfait de leur opérateur de téléphonie mobile ou de leur cablo-distributeur devrait voir ce qu’offre la concurrence.

Une fois qu’on sait combien on pourrait économiser en allant ailleurs, on peut leur téléphoner pour leur dire qu’on veut parler affaires. Il faudra certainement parler à un responsable, mais une fois qu’ils sentiront que la démarche est sérieuse et qu’on a fait ses recherches, on a de meilleures chances d’obtenir un accord satisfaisant.

Ce peut être un processus fastidieux, mais il en vaut la peine. En économisant 5 $ par mois sur une facture de communications mobiles, c’est 180 $ de plus dans sa poche sur les 3 ans que dure un contrat de services mobiles.

Cet article est aussi disponible en Anglais

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