Taux de chômage, les nouveaux diplômés sont les plus touchés

20-somethings are hardest hit by Canada Unemployment
Les beaux jours où on était assuré d’obtenir un emploi bien rémunéré en sortant de l’université sont révolus depuis longtemps. Aujourd’hui, l’enseignement postsecondaire est devenu commun, les employeurs exigent un diplôme de toute personne qui sollicite un travail. Pour aggraver la situation, la récession mondiale a frappé fort chez les jeunes dans la vingtaine fraîchement sortis de l’université. La situation est particulièrement difficile pour cette tranche d’âge chez qui le taux de chômage est évalué à 15%, soit le double du reste de la population active. Les perspectives d’emploi sont plus sombres que jamais, on estime que le tiers des diplômés âgés entre 25 et 29 ans est sous-employé. Pour tirer le meilleur parti d’une éducation postsecondaire il est donc plus important que jamais de la considérer comme un investissement et éviter de se retrouver dans la mauvaise carrière. Peut-on vraiment s’offrir l’avenir rêvé?

Le véritable coût de l’éducation postsecondaire

Avant d’entreprendre des études postsecondaires, il est important de se demander s’il existe réellement des possibilité de trouver un travail dans le domaine choisi. L’éducation postsecondaire a un coût direct et un coût indirect. Le coût direct comprend les frais de scolarité et les frais connexes. Les frais de scolarité augmentent rapidement et de plus en plus d’élèves s’endettent pour poursuivre la carrière de leur rêve. Selon la Fédération canadienne des étudiants et étudiantes, 60% des étudiants du postsecondaire ont une dette moyenne de $ 27 000,00$. Le coût indirect quant à lui, prend la forme
d’une perte de revenus. Travailler à temps plein pendant les 3 années passées à l’université auraient pu rapporter 35 000,00 $ par an à un étudiant. Le coût indirect de ses études s’élève donc à 105 000,00 $ en revenus potentiels perdus. Pour compenser, mieux vaut décrocher un emploi mieux rémunéré avec un diplôme universitaire. Plus facile à dire qu’à faire.

Les baby-boomers vs la génération des 20 ans

Non seulement les employeurs exigent un diplôme universitaire pour décrocher un entretien d’embauche, les nouveaux diplômés sont aussi en concurrence avec les baby-boomers. Un grand nombre de travailleurs plus âgés décident de retarder leur retraite. En fait,seulement 27% des baby-boomers prévoient prendre leur retraite à l’âge de 65 ans. Qu’est-ce que cela signifie pour les jeunes fraîchement sortis de l’université? Non seulement les emplois bien rémunérés ne sont pas au rendez-vous, mais les nouveaux venus doivent en plus concurrencer les baby-boomers qui possèdent des décennies d’expérience. Avec des régimes de retraite d’entreprises de plus en plus rares et des jeunes qui commencent leur carrière plus tard dans la vie, la perspective d’une retraite à 65 ans est de plus en plus mince. Au lieu de «liberté 55», le nouveau slogan devrait plutôt être « liberté 75 »

Des compétences mal adaptées

Les études universitaires ne sont rentables qu’à condition de décrocher un emploi bien rémunéré. Le diplômé qui se retrouve endetté et sous-employé, donc qui occupe un emploi qui ne nécessite pas une éducation post-secondaire, fait partie d’un groupe de plus en plus important de diplômés surqualifiés et sous-employés. Même s’il finit par décrocher un bon emploi, ces premières années de sous-emploi peuvent coûter réellement cher. Selon une étude de la Banque Toronto-Dominion, les diplômés sous-employés en début de carrière subiront un manque à gagner de 9% par rapport à leur collègues au cours de leur première décennie d’activité. Bien qu’il n’existe aucune solution facile, les employeurs doivent travailler plus étroitement avec les universités afin de s’assurer que les emplois soient au rendez-vous pour les milliers de diplômés formés chaque année.

L’avenir

Malheureusement, cette tendance ne va pas changer du jour au lendemain. Que doivent donc faire les jeunes? Il est temps d’être réaliste. Quelles sont les possibilités de trouver un job
à 100 000, 00 $ par année après avoir passé 3 ans sur les bancs de l’université?

Bien des carrières comme l’enseignement secondaire et primaire peuvent sembler attrayantes, mais il y a déjà un excédent de main-d’œuvre dans ces domaines. Le nombre de diplômés annuels dépasse largement le nombre d’emplois disponibles. Pendant ce temps, les affaires sont en plein essor dans l’ouest canadien. Ceux qui ne sont pas prêts à emménager dans les provinces des prairies et à rejoindre l’industrie pétrolière et gazière peuvent considérer d’autres professions qui ont besoin de compétences comme par exemple la médecine, les sciences infirmières ou la dentisterie. Les ingénieurs civils, mécaniques, électriques et chimiques sont aussi fortement en demande. Malheureusement l’éducation n’est plus simplement une question de choisir une carrière qui nous plaît, mais plutôt d’obtenir un diplôme qui permet de décrocher un emploi.

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