Surenchères 4 façons de s’en sortir

Surenchères

De nombreux acheteurs potentiels considèrent que de réussir à accumuler un montant suffisant pour mettre un acompte et obtenir un financement hypothécaire est le plus grand défi qui soit en matière d’accès à la propriété. Mais encore faut-il pouvoir trouver et acheter une maison, ce qui n’est pas forcément un jeu d’enfants dans les principaux marchés canadiens où la concurrence est féroce.

«C’est un pur cauchemar» affirme Melody Foster en décrivant ce qu’elle et son mari ont vécus en voulant acheter une maison dans le chaud marché de Toronto en 2012. Après avoir visité «plus de 100 maisons», parfois jusqu’à un dizaine par jour, ils ont faits deux offres qui ont été éliminé lors d’une surenchère. « Nous avions le cœur brisé. On pensaient devoir abandonner notre rêve de devenir propriétaire. Nous avons finalement réussi à acheter dans l’est de la ville après une troisième tentative.»

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Nombreux sont ceux qui s’identifient à cette histoire, moi y compris. Ma femme et moi avons acheté 3 maisons au cours des 12 dernières années et avons perdu une demi-douzaine de surenchères, dont une en particulier qui s’est soldée par une augmentation de prix de l’ordre de 100 000 $.

Voici comment et pourquoi les vendeurs ont recours à la surenchère et comment les acheteurs peuvent tirer leur épingle du jeu.

Sous-estimations du prix et délais serrés

Malgré les bulles et les récessions, l’immobilier demeurent, dans des villes comme Toronto et Vancouver, un marché de vendeurs depuis plus d’une décennie. Les vendeurs en profitent pour tenter d’obtenir le maximum en favorisant la surenchère.

Ils établissent d’abord un délai pour la recevabilité des offres d’achat. Les acheteurs potentiels doivent alors déposer leurs offres avant la date et l’heure établies par le propriétaire et son agent. La surenchère commence une fois que le propriétaire a examiné les offres reçues et que quelques unes sont en étroite concurrence. Les agents responsables se retournent alors vers les acheteurs et leur demandent s’ils sont prêts à augmenter le montant ou à supprimer certaines conditions d’achat de leur offre, comme par exemple, l’inspection de la maison. Certains agents peu scrupuleux, retournent toutes les offres reçues, y compris celles qui ne sont pas dans la course, dans l’espoir de forcer les acheteurs potentiels à augmenter de manière importante les montants offerts.

Afin d’obtenir davantage d’offres, certains propriétaires établissent le prix de vente de leur propriété nettement en dessous de la valeur du marché. Mme Foster dit avoir évité plusieurs surenchères simplement en évitant de soumissionner sur des maisons dont le prix était ridiculement peu élevé.

Attention aux décisions émotives

Acheter une maison est un acte émotif. Il s’agit de loin, du plus important achat que la plupart d’entre nous auront à faire au cours de notre vie. Lorsque l’on visite une maison à vendre, il nous arrive tous de s’imaginer à quel point il serait agréable d’y vivre.

Pour éviter de soumissionner sur une maison qui est hors de prix, ont doit d’abord se demander ce qu’elle vaut réellement pour soi. Au lieu de s’inquiéter de ce que les autres vont offrir, il est donc préférable de déterminer combien on est disposé et en mesure de payer et de s’y en tenir. On peut alors soit soumettre une offre plus élevée, soit offrir un peu moins et se garder une marge de manœuvre pour une éventuelle contre-offre. Mieux vaut ne pas se laisser prendre dans l’excitation et offrir plus qu’on peut se permettre afin d’éviter les longs remords.

Intimidation

Ceux qui sont réellement séduit par une maison en particulier au point d’être disposé à payer plus que demander, mais qui ne veulent pas perdre la course aux enchères, peuvent présenter une offre beaucoup plus élevée avant l’expiration du délai des soumissions. Il s’agit d’offrir un prix suffisamment élevé pour que le propriétaire l’accepte plutôt que de risquer d’obtenir moins au terme du processus de vente. Cela dit, la plupart de ses offres sont rejetées, les propriétaires préfèrent voir ce qu’ils tireront de la surenchère.

Visites payantes

Dans un effort pour éliminer les curieux, un propriétaire en particulier a mis au point une technique inhabituelle qui vise à assurer que les visiteurs sont sérieux. Il demande 50 $ pour visiter sa maison. La maison en question est localisée dans un quartier branché de Toronto et évaluée à près de 5 millions de dollars. Les frais de visites sont remis à des œuvres de charité.

Si ce phénomène a peu de chances de devenir une tendance pour les visites de maisons moyennes, on ne peut en dire autant des journées portes ouvertes qui, elles, tendent à disparaître. Les propriétaires se plaignent depuis longtemps de devoir tout nettoyer pour que les voisins curieux puissent jeter un coup d’oeil les après-midis de fin de semaine. Les agents préfèrent montrer à des clients sérieux des propriétés qui risquent réellement de les intéresser.

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