Respecter les limites de cotisation aux REER

Do you understand your RRSP contribution limits?
Quand il s’agit de planifier pour la retraite, les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) s’avèrent un produit financier très populaire. Selon un récent sondage BMO Groupe financier, les deux tiers de Canadiens possèdent un REER. Ce type de produit offre à la fois la possibilité d’économiser à long terme de façon simple tout en procurant au cotisant des baisses d’impôt immédiates.

Malgré cette popularité, BMO observe que seulement le tiers des Canadiens connaissent leur limite de cotisation REER. Il est important de connaître cette limite car si on la dépasse on risque de se voir imposer une pénalité mensuel de 1%.

Calcul du plafond

Le montant maximal qu’un contribuable peut placer dans un REER est basé sur son revenu de l’année précédente. On peut y placer une somme équivalente à 18 % des revenus déclarés au cours de la dernière année, à condition de ne pas dépasser le plafond pour l’année en cours établit par l’Agence du revenu du Canada. Pour l’année d’imposition 2012, le montant maximal admissible est de 22.970 $. (Il sera de 23.820 $ en 2013)

Donc, si on a déclaré un revenu de 50 000 $ pour l’année 2011, notre limite REER sera de 9000 $ (18 % de 50 000 $) en 2012. Ceux et celles qui ont déclaré 150 000$ de revenu devraient en principe pouvoir placer 27 000 $ dans un REER,soit 18 % de 150 000$, mais ils devront se limiter à 22 970 $ soit le plafond imposé pour l’année 2012. Notez que si on cotise à un régime de retraite d’entreprise, la limite REER est réduite du facteur d’équivalence qui est inscrit sur les feuillets T4.

Profiter des limites inutilisées au cours des années précédentes

Selon le sondage BMO, les Canadiens ont accumulé au fil des ans 500 milliards $ en cotisations inutilisées. Heureusement, la loi nous autorise à reporter indéfiniment toute portion du plafond REER inutilisée au cours des années. Le total de ces reports figure dans l’avis d’évaluation qu’on reçoit annuellement une fois la déclaration d’impôts produite. En lisant ceci vous vous dites peut-être « À quoi bon? Je peux à peine amasser 1000 $ par année pour mes REER …». Pensez que l’accumulation des portions inutilisées pourrait vous servir un jour. Si par exemple vous gagnez un bonus important ou touchez une commission, au lieu d’en laisser une grande partie à l’impôt, vous pourrez alors en placer une partie dans des REER et diminuer du coup le montant d’impôts à payer pour cette année-là. Même chose si vous touchez une indemnité de départ et trouver un autre emploi peu de temps après.

Pratique aussi si on hérite soudainement d’une grosse somme d’argent. On peut alors en placer une bonne partie dans un REER et, en théorie, réduire son revenu pour l’année en cours à néant tout en profitant d’un remboursement d’impôts qui peut être utilisé pour réduire un prêt hypothécaire, un paiement de voiture, ou tout simplement pour partir en vacances.

Une machine à épargner à long terme

Peu de gens savent qu’on peut aussi reporter les déductions REER non réclamés depuis 1991. Donc, au cas où on aurait oublié de réclamer une déduction, ou qu’on en avait pas besoin, parce que par exemple, on était en congé de maternité et que notre revenu avait considérablement diminué cette année-là, on peut utilisé cette déduction pour l’année en cours, à condition bien entendu ne pas dépasser la limite de contribution allouée par Revenu Canada.

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