Remettre la cotisation REER à plus tard

Did you wait until the last minute for your RRSP?

Remettre la cotisation REER à plus tard

Chaque année c’est la même chose, la tombée pour l’achat d’un REER déductible pour l’année d’imposition précédente arrive le 1er mars. On croirait qu’une majorité de Canadiens ont déjà cotisé au moins quelques semaines avant la date limite. Or il n’en est rien.

Selon un sondage de la TD, 60% des Canadiens attendent les deux dernières semaines de février pour cotiser à leur REER. Pis encore, bon nombre attendent le dernier jour du mois. Pas étonnant que les banques prolongent les heures d’ouverture le 1er mars!

Laisser de l’argent sur la table

Même si la majorité des Canadiens contribuent à leur attente REER au dernier moment, au moins ils contribuent. Selon Statistique Canada seulement 26 % des Canadiens ont cotisé à un REER en 2010. Une contribution totale de 33,9 milliards de dollars. Ça semble impressionnant mais attendez! Au total c’est 717 milliards de dollars que les Canadiens auraient pu mettre à l’abri de l’impôt dans un REER. C’est 683,1 milliards de dollars de déductions laissées sur la table, ça défit l’imagination.

Un pas à la fois

44% des Canadiens qui cotisent à un REER à la dernière minute affirment ne pas être en mesure de contribuer régulièrement tout au long de l’année. En réalité, une contribution régulière effectuée par virements automatique s ‘avère beaucoup plus facile à gérer que de gratter les fonds de tiroirs en février pour cotiser à la dernière minute. À raison de 50,00 $ par semaine par exemple, c’est 2 600,00 $ par année qu’on peut ainsi placer dans un REER! En cotisant à hauteur de 50,00 $ par semaine à partir de l’âge de 35 ans et en obtenant un rendement modeste de 5%, on se retrouve avec un magot de 252 879,80 $ à l’âge de 65 ans. Si un employeur nous offre une contribution REER, c’est encore mieux. On peut alors à la fois bénéficier d’une déduction d’impôt immédiate tout en tirant profit de la puissance des intérêts composés.

Se payer d’abord

45% des Canadiens qui investissent dans un REER le font en cotisant une fois l’an. Avant de se laisser tenter par une belle paire de chaussures à 50, 00 $, mieux vaut prioriser son investissement REER et penser à son avenir en premier. De cette manière, on ne sera pas tenté de dépenser de l’argent qui est déjà commis à un REER. De plus, un versement unique ne permet pas de tirer pleinement profit d’un REER. En effectuant des versements réguliers tout au long de l’année on peut profiter du coût d’achat moyen des titres ce qui permet de répartir les risques. En cotisant une fois par année, on arrive dans le marché à un moment précis, il se peut qu’à ce moment-là le marché soit en haut et sur le point de baisser ce qui pourrait faire perdre beaucoup d’argent.

Étaler sa richesse

13 % des Canadiens ne souhaitent pas investir dans un REER en raison de la volatilité du marché. Bien que le marché connaisse des phases de croissance et de ralentissement, une bonne diversification et une juste allocation d’actifs dans un portefeuille devrait le faire croître à long terme. Il est important de garder un équilibre entre actions et obligations. Une fois les actions en baisse, les obligations devraient être à la hausse et inversement. Un conseiller financier peut aider à monter un portefeuille d’investissement qui répond à des objectifs de rendement et à un niveau de risque qui ne vous empêchera pas de dormir la nuit. Au lieu de remettre sa cotisation à plus tard, mieux vaut contribuer tout au long de l’année!

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