REER – le jeu des 9 erreurs

Avoid these common RRSP mistakes

La saison des impôts et des REER bat son plein! En préparant votre déclaration de revenus 2012, vous vous demandez certainement s’il est préférable de cotiser à un REER à la hauteur maximale à laquelle vous avez droit. La question est particulièrement pertinente si cette cotisation vous ramène dans une tranche d’imposition inférieure. Mais avant de trancher, mieux vaut évaluer l’ensemble des impacts et des retombées de cette disposition fiscale. Pour vous aidez à faire un choix éclairé, nous vous proposons une liste des erreurs les plus fréquentes commises par les contribuables canadiens qui cotisent à un REER.

Première erreur : ne pas avoir de stratégie

Peu importe l’état de nos finances, on doit avoir une stratégie financière solide et un échéancier clair. Gardons à l’esprit que toute stratégie doit être efficace à long terme et permettre de nous protéger contre les éventuels hausses et baisses des marchés.

Deuxième erreur: avoir la mauvaise stratégie

Certains investisseurs font trop souvent l’erreur d’acheter des titres particulier sans réellement en évaluer la pertinence par rapport à leur stratégie d’ensemble. Cette erreur est assez commune particulièrement lorsque vient le temps de prendre des décisions de dernière minute pour compléter sa déclaration de revenus. Mieux vaut penser un peu moins aux économies immédiates et évaluer l’achat de titres par rapport à l’ensemble de son portefeuille. Le temps m’a appris qu’il est préférable d’appliquer une stratégie d’investissement soigneusement planifiée. Il faut éviter de se jeter sur des investissements risqués qui promettent des rendements élevés. À l’inverse, il ne faut pas non plus tomber dans un excès de conservatisme et acheter des titres sûrs qui demandent des frais d’administration élevés et qui risquent peu de faire fructifier notre argent. Mieux vaut miser sur les titres moyen de gamme soigneusement sélectionnés et s’assurez de bien diversifier son portefeuille.

Troisième erreur : dépendre entièrement de son conseiller financier

Les judicieux conseils d’un planificateur financier sont précieux et on doit en tenir compte pour prendre des décisions éclairées. Mais en bout de ligne, c’est nous qui décidons. Il est sage de se questionner sur les avantages et les inconvénients, à court et à long terme, que comporte la stratégie proposée par un conseiller financier. Il est tout aussi important de faire les choix qui nous conviennent le mieux et qui offrent les meilleures chances d’assurer la bonne santé financière de notre famille.

Quatrième erreur : mettre tous ses oeufs dans le même panier

Il faut éviter de tout miser sur le même cheval. C’est une des grandes leçons que l’on apprend au plus jeune âge et qui nous sert la vie durant. En terme d’investissement, ça veut dire qu’un portefeuille mal diversifié peut nous rendre vulnérable aux pertes éventuelles. Mieux vaut investir dans différents produits financiers; options, actions, obligations, fonds communs de placement, produits de base et s’assurer que si un des ces placements bat de l’aile, le rendement des autres produits va réduire, voire éliminer les risques de pertes.

Cinquième erreur : ne pas tirer pleinement profit du régime de retraite de son entreprise

Le régime de retraite d’entreprise est une espèce en voie de disparition. Si on fait partie des rares chanceux qui vont en bénéficier et plus particulièrement si notre entreprise y contribue à part égale, dollar pour dollar, il faut en profiter. C’est réellement une bonne affaire qui a peu d’équivalence de nos jours. On ne pourra jamais investir dans un véhicule fiscal ou financier qui rapporte autant. Il faut donc s’assurer d’en tirer le maximum.

Sixième erreur : mal connaître les frais associés aux fonds mutuels

Il faut être bien conscient du fait que peu importe si nos placements rapportent ou non, notre conseiller financier touche sa part de commission. En fait, les Canadiens paient les frais de gestion de portefeuille parmi les plus élevés au monde. Pourquoi pensez-vous que les conseillers financiers soient si avides de nous vendre tel ou tel type d’investissement. Ils touchent une commission bien entendu. Accumulés sur de nombreuses années, les frais de gestion s’additionnent et réduisent le montant disponible dans notre régime de retraite. Mieux vaut demander des explications claires concernant ces frais et s’assurer de bien comprendre leur impact réel sur la taille de notre régime de retraite.

Septième erreur : utiliser un REER pour régler une dette et de ne pas rembourser l’emprunt

Il s’agit d’une très mauvaise pratique. L’utilisation d’un REER comme mise de fonds pour l’achat d’une première propriété est la seule exception que tolère la règle du bon usage d’un REER. Le REER ne doit jamais être considéré comme une solution pour régler une dette. Il est trop facile de l’encaisser et de ne pas rembourser le temps venu. Bien que les conséquences d’un encaissement de REER ne se manifestent que dans l’avenir, elles sont bien réelles et réduisent considérablement les revenus dont on disposera à la retraite.

Huitième erreur : miser exclusivement sur le Régime de retraite du Canada

Selon un article publié dans Moneyville, certains experts pensent que le gouvernement a plus que suffisamment d’actifs pour s’acquitter de ses obligations pour les 75 prochaines années. D’autres sources nous indiquent par ailleurs que le gouvernement devra contracter un déficit de 70 milliards de dollars s’il souhaite rencontrer ces obligations. Un article du quotidien The Star expose la situation de la manière suivante : «Les gens qui misent entièrement sur le Régime de pension gouvernemental pour assurer leurs vieux jours risquent d’avoir une mauvaise surprise.”

Neuvième erreur : prendre sa retraite trop tôt

Le gouvernement offre désormais des incitatifs à ceux et celles qui choisissent de travailler plus longtemps. La rente annuelle maximale provenant du Régime de retraite du Canada que peut toucher une personne retraitée âgée de 62 ans est fixée à 9 300 $. À 65 ans, elle augmente à 12.000 $. Ceux et celles qui attendent leur 70 ième anniversaire pour prendre leur retraite ont droit à une rente annuelle de 16,800 $. En réalité, la majorité des travailleurs âgés de 62 ans ne sont pas prêts à prendre leur retraite, pourquoi donc se presser? Ceux et celles qui sont capables de tenir le coup un peu plus longtemps, en retireront certainement les bénéfices.

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