Ne pas encaisser son REER

taking money out of your RRSPs early could cost you.
Encaisser une partie de son REER pour couvrir les dépenses courantes est une très mauvaise idée.

Mieux vaut y penser à deux fois avant de retirer de l’argent d’un REER pour payer des dettes urgentes.
Ces retraits coûtent beaucoup plus chers qu’on le croit.

En retirant on renonce à une croissance potentielle de son actif. Retirer 5 000,00 $ d’un REER 25 ans avant la retraite par exemple, représente une perte nette de 16 931,00 $ calculée à un taux de rendement de 5%. Plus on retire et plus on est jeune, plus la perte est importante.

Autre perte, il n’y a aucun moyen de récupérer les limites de cotisation qui ont été utilisée. Certes la majorité des gens n’utilisent pas la totalité de cette limite au départ, mais cela ne veut pas dire qu’elle ne sera pas utile dans l’avenir.

Imposition surprise

Il faut bien garder à l’esprit que l’argent provenant d’un REER est le plus fortement taxé qu’on puisse trouver. Sur retrait, il est imposé directement à la source en fonction du montant retiré et de la tranche d’imposition qui s’applique à notre situation particulière.

Pour les montants de 5000. 00$ et moins, le taux fédéral est de 10%, il passe à 20 % si on retire entre 5001,00$ à 15 000,00 $ et à 30% sur les montants qui dépassent 15 000,00 $. À cela il faut ajouter l’impôt du Québec.

Et ce n’est pas tout. L’argent qu’on retire s’ajoute à nos autres revenus, ce qui entraîne généralement une ponction fiscale supplémentaire l’année suivante.

Si on retire 25.000, 00 par exemple et qu’on est imposé à un taux marginal de 40 %, C’est 10 000,00 $ qui iront à l’impôt. Cela signifie qu’en plus des 7 500,00$ déjà retenus à la source, on devra remettre au gouvernement un 2 500,00$ supplémentaire ($ 10 000,00$ – 7 500,00$ = 2 500,00 $).

Donc, est-t-il sage de retirer de l’argent d’un REER prématurément ? Il est possible que se soit le cas, si on est endetté et qu’on a peu ou pas de revenus au cours de cette période.

Économies d’impôt potentielles

En réalité, les contribuables très endettés devraient généralement éviter les REER, à moins de partager la contribution avec un employeur dans un régime collectif. Mais piger dans un fonds déjà à l’abri de l’impôt est une autre histoire.

Il faut au minimum calculer combien va coûter ce retrait par rapport à ce qu’on gagnera à payer ces dettes autrement, avance l’auteur de Crushing Debt : Why Canadians Should Drop Everything and Pay Off Debt. le comptable David Trahair.

Tout dépend de la tranche d’imposition et des taux d’intérêt qui s’appliquent. Se débarrasser d’une dette de
cartes de crédit aura plus d’effet que de rembourser son prêt hypothécaire à faible taux, par exemple.

Arrondir ses revenus

Certaines personnes, particulièrement les travailleurs autonomes ont parfois tendance à arrondir leurs revenus en retirant des fonds d’un REER au cours des années de vaches maigres ce qui leur permet de payer moins d’impôt.

Une personne en congé prolongé ou qui tombe à temps partiel par exemple pourrait bénéficier rapidement du passage à une tranche d’imposition plus faible en particulier s’il elle est convaincue de ne jamais pouvoir utiliser la totalité de sa limite de cotisation REER.

En théorie, on reçoit un remboursement important au moment de cotiser à son REER et on fini par en payer la moitié lorsqu’on l’encaisse.

Encore une fois, l’argent sorti d’un REER, risque peu d’y revenir. Par conséquent, mieux vaut s’assurer qu’il y a vraiment des jours meilleurs à venir et que l’année à faible revenu était réellement une exception.

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