Moins d’acheteurs de maisons au cours des deux prochaines années selon la RBC

Buy a home
Avec des taux hypothécaire très faibles et le prix des maisons qui stagne, on serait porter à croire que les acheteurs se précipitent en masse sur le marché immobilier. Malheureusement, ça ne semble pas être le cas. Moins de 2 personnes sur 10 (15 %) sont susceptibles d’acheter une maison au cours des deux prochaines années nous apprend un sondage mené par Ipsos Reid pour le compte de la RBC. Il s’agit d’une forte baisse par rapport à l’année dernière alors que près de 3 personnes sur 10 (27 %) avaient l’intention d’acheter une maison. C’est la plus forte baisse en 20 ans. Mais qu’est ce qui justifie cette frousse qui semble s’être soudainement emparée des acheteurs de maisons?

Le bonheur d’être propriétaire

Même si 85% des Canadiens se disent peu susceptibles d’acheter une maison au cours des deux prochaines années, une grande majorité (84 %) se disent toujours convaincus que l’achat d’une maison constitue un bon investissement. Bien que prés de 9 personnes sur 10 affirment ne pas avoir l’intention d’acheter une maison, près de la moitié (52%) croient que le moment est propice pour entrer dans le marché immobilier. Les résultats du sondage de cette année sont à l’opposé des données de l’an dernier, alors que la fièvre du printemps a connu un début précoce en raison des douces températures de janvier et de février.

Les intentions d’achat diffèrent à travers le pays. Dans la maritimes, près des deux tiers (64%) des gens croient que c’est un bon moment pour acheter une maison, alors que dans les marchés plus chers comme l’Ontario, une forte majorité de personnes (86 %) n’ont pas l’intention d’acheter une maison au cours des deux prochaines années.

Des règles hypothécaires qui restreignent l’accès à la propriété

Le gouvernement fédéral semble avoir réussi à ralentir le marché immobilier avec les nouvelles règles hypothécaires introduites à l’été 2012. C’est la principale raison qui explique le refroidissement des acheteurs. L’enquête révèle que 75% des personnes interrogées croient que les nouvelles règles hypothécaires rendent plus difficile l’entrée dans le marché. 38 % des répondants affirment que l’exigence de verser un acompte minimal de 5% et l’écourtement de l’amortissement maximal à 25 ans pour les prêts hypothécaires à ratio élevé, rendent plus difficile l’achat d’une maison.

Espoir pour les premiers acheteurs

Malgré la sévérité des règles hypothécaires, les intentions des premiers acheteurs semblent au rendez-vous. C’est en fait le seul élément positif de l’enquête. 4 personnes sur 10 ( 40%) qui ont l’intention d’acheter une maison au cours des deux prochaines années, sont des premiers acheteurs.

Bien qu’il y ait un peu moins premiers acheteurs potentiels que l’an dernier (42% l’an dernier) leurs intentions font foi de la confiance qui subsiste dans le segment le plus vulnérable du marché. Avec l’amortissement maximal ramené de 30 à 25 ans, les acheteurs ont le choix d’attendre et d’accumuler un acompte plus important ou d’acheter une maison moins chère.

Les acheteurs sont optimistes

Mais tout n’est pas si sombre. Près de 6 personnes sur 10 (58%) croient que les taux hypothécaires seront au même niveau l’an prochain. Bonne nouvelle pour les acheteurs hésitants qui invoquent les difficultés d’accès (46%), idem pour ceux qui souhaitent amasser un acompte plus important (32%) ou qui invoquent le manque de sécurité d’emploi (28%) pour se justifier.

Il ne faut pas laissez ces résultats nous décourager. Avec les prêts hypothécaires sur 5 ans à taux fixe disponibles à moins de 3%, il n’y a jamais eu de meilleur moment pour acheter une maison.

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