Marché hypothécaire printanier au ralenti

Marché hypothécaire
Il y a quatre ans, ma femme et moi avons acheté notre maison. Environ une semaine avant que nous mettions notre ancienne maison en vente, les journaux y allaient de titres alarmistes du genre « La bulle immobilière de Toronto est sur le point d’éclater. » Pour nous, le moment n’aurait pu être plus mal choisi. Les acheteurs potentiels ont boudé les journées prévues pour la visite de notre maison et aucune offre d’achat ne nous a été présentée. Heureusement, nous avons quand même réussi à vendre quelques semaines plus tard, mais contre plusieurs milliers de dollars de moins que nous aurions pu obtenir avant que cette nouvelle soit publiée. Peu de temps après, les prix ont recommencés à augmenter de manière graduelle.

Découvrez comment gagner du temps et de l’argent … en comparant les taux hypothécaire ainsi que les taux de carte de crédit.

Encore une fois, la presse est assez pessimiste comme en fait foi un article paru le 18 mars dernier dans le Calgary Herald et intitulé « Le ralentissement de l’activité immobilière canadienne est en bonne voie . » Slowdown in Canadian housing activity well underway.

Est-ce vraiment le cas? Sommes-nous confronté à un printemps paisible et calme sur le front de l’immobilier? Ou est-ce simplement le répit qui annonce le prochain grand bond en avant? Voici ce qu’en pensent les principaux acteurs.

Les acheteurs

La plupart des répondants (75%) ont invoqué l’intervention du gouvernement fédéral pour tenter d’éviter une bulle immobilière comme aux États-Unis et qui s’est notamment traduit par une réduction de la période d’amortissement hypothécaire et l’imposition de restrictions plus sévères pour les prêts à ratio élevé, comme principal facteur pouvant justifier un ralentissement immobilier.

Agents immobiliers sur un pied d’alerte

Chaque année, Re / Max publie son rapport Perspectives du marché dans lequel le courtier immobilier évalue le marché et fait des prévisions de l’activité immobilière pour l’ensemble du pays. Au cours des 10 dernières années ces rapports ont tous fait état de tendances haussières. Cette année cependant, on y décèle des signes d’inquiétude. Intitulé de manière optimiste «Modération pour le marché de l’habitation au Canada en 2013,» pas question de parler de correction, et en mettant beaucoup d’emphase sur la situation à Regina, en Saskatchewan. (8% d’augmentation des ventes et un prix moyen avantageux en 2013) la lecture du communiqué de presse qui accompagne le rapport dépeint un univers plutôt optimiste. Il faut attendre le 6 ième paragraphe pour être renseigné sur le «remarquable recul de l’activité commerciale dans le Grand Vancouver. » Dans les écoles de journalisme on appelle ça enfouir ou encore dénaturer la nouvelle.

Marketing hypothécaire agressif

Les banques continuent d’offrir des taux hypothécaires à très faibles taux, on peut donc penser qu’elles craignent un ralentissement. Au début mars, la Banque de Montréal (BMO) a abaissé la barre à 2,99 % pour un prêt hypothécaire fixe de 5 ans (une baisse de 0,1%). La Banque Manuvie a suivi avec un taux de 2,89 %.

La bonne nouvelle

Mais tout n’est pas noir. Bien que tous semblent prédire un ralentissement, les principaux acteurs s’empressent de souligner que cela ne signifie pas nécessairement que nous sommes dans une bulle qui est sur le point d’éclater. Alors que le Tendances mondiales en immobilier de la Banque Scotia ait inspiré l’article du Calgary Herald , la banque prend soin de souligner que les analystes estiment « qu’une correction importante des prix à l’échelle nationale est peu probable à moins d’un choc économique majeur. »

Bien que le ralentissement semble inévitable, personne ne prédit que le marché va s’effondrer. Mais seul un devin peut prédire l’avenir.

Cet article est aussi disponible en Anglais

Autres sujets aussi lié à cet article

À propos des Hypothèques / Acheter une Maison / Gérer Votre Argent / Nouvelles Économiques

Laisser un commentaire