Le véritable prix de l’accès à la propriété

Le véritable prix de l'accès à la propriété
Selon un récent sondage de la RBC, près de 40% des Canadiens envisagent acheter une maison au cours des 2 prochaines années. La question sur toutes les lèvres : faut-il acheter maintenant ou est-ce mieux d’attendre et de mettre un plus gros acompte avant de devenir propriétaire?

Près de 3 millions de Canadiens comme vous ont gagner du temps et de l’argent … en comparant les taux hypothécaire pour trouver le meilleure taux qui mieux reflète leur style de vie.

Question difficile. Pour nombre de gens, l’importance psychologique d’être propriétaire est presque impossibles à contourner. Pour certains, posséder sa propre maison n’est pas seulement une question d’argent, c’est aussi une question de liberté et d’indépendance. De plus, posséder sa propre maison, apporte un sentiment de sécurité, un havre où se réfugier au cas ou les choses tournerais mal.

Les coûts associés à la propriété

L’accès à la propriété coûte des dizaines de milliers de dollars en frais divers. Ces sommes pourraient être investies de façon plus sécuritaire et certainement rapporter davantage.

Au moment ou la baisse d’activité dans le secteur de l’immobilier rend ce type d’investissement plus incertain, il faut savoir que l’achat d’une maison implique aussi de nombreux coûts inattendus, en particulier pour les premiers acheteurs. Demandez à n’importe quel propriétaire qui a dû réparer un toit et réaménager une entrée complète au cours d’une même année.

Bien qu’il varie considérablement d’une ville à l’autre, on croit à tort dans certaines régions du pays, que le coût d’achat d’une maison équivaut à peu près au coût de location. Dans une période ou les meilleur taux d’intérêt sont très faibles, le moment est donc tout indiqué pour évaluer s’il vaut mieux louer ou acheter.

Louer ou acheter

Supposons qu’un locataire paie un loyer de 1300 $ par mois. En appliquant cette somme au remboursement d’un prêt hypothécaire amorti sur 25 ans à un taux de 3 %, notre locataire pourrait s’offrir une maison d’une valeur de 270 000 $.

C’est le coût moyen d’une maison modeste à Halifax ou à Gatineau. Impossible par contre pour lui de trouver une maison dans un grand centre urbain à ce prix. Un condo est tout ce qu’il pourrait s’offrir dans une grande ville.

En matière de finances, tout est question de flux de trésorerie. De nombreuses personnes croient qu’elles peuvent se permettre d’acheter parce qu’elles paient un loyer qui équivaut à peu près au montant d’un versement hypothécaire mensuel. Mais il en coûte généralement 40 % plus cher que le montant du versement hypothécaire pour posséder sa maison .

En calculant le montant des impôts fonciers, des frais de copropriété, des services publics, de l’assurance, de l’entretien normal et des réparations, on arrive à un coût supplémentaire qui équivaut presque à la moitié du montant des mensualités hypothécaires.

Bien que les impôts fonciers représentent un coût additionnel incontournable, une grande partie des frais de condo couvre des dépenses qu’un locataire paie déjà en sus de son loyer comme le chauffage, l’eau et l’électricité.

Le boom est terminé

Qu’en est-il du potentiel de croissance d’un tel investissement? La prudence est de mise à ce chapitre. Bien que le prix des maisons ait augmenté en moyenne de 5,4 % par année depuis 1980, la plupart des économistes ne croient pas que cette situation va se reproduire de sitôt.

Les services économiques de la TD s’attendent plutôt à ce que l’augmentation annuelle du prix des maisons stagne à environ 2% au cours de la prochaine décennie, une bonification qui ne dépassera pas le taux d’inflation.

Les communautés qui anticipent une croissance de l’emploi, qui est un des principaux moteurs de l’augmentation du prix des maisons, représentent un bon endroit pour acheter et espérer une appréciation de son investissement au fil du temps. À l’inverse, mieux vaut louer dans les région où les emplois se font de plus en plus rares.

Pour visualiser ce comparatif, voici une représentation graphique proposée par le New York Times. Cette comparaison est générale et ne tient pas compte du fait que les propriétaires américains ont droit à un allégement fiscal pour le remboursement d’un prêt hypothécaire, ce qui n.est pas le cas pour les Canadiens.

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