Le taux de chômage augmente à 7,2%

Le taux de chômage
Mars fut un bien mauvais mois pour les chercheurs d’emplois. Plus de 54.000 emplois sont disparus à travers le Canada faisant du coup, grimper le taux de chômage à 7,2% par rapport aux 7,0 % du mois précédent. C’est la pire performance de l’emploi en 4 ans, ces chiffres indiquent que la reprise économique est encore loin d’être au rendez-vous. Le plus inquiétant, c’est que l’imposante majorité des emplois perdus, étaient des emplois à plein temps.

C’est inquiétant parce que ce sont les emplois à plein temps qui donnent la confiance nécessaire pour dépenser et prendre des engagements à long terme, comme acheter une maison par exemple. L’immobilier est un des domaines qui souffre le plus de la remontée du taux de chômage. Au beau milieu de la période immobilière la plus active de l’année, les mauvaises nouvelles ne pouvaient tomber à un pire moment. Examinons l’impact potentiel de cette remontée du chômage sur la saison immobilière en cours. Elle pourrait affecter même ceux qui ont un emploi à plein temps.

Décourager les nouveaux acheteurs

L’absence d’un emploi stable et à plein temps est un obstacle majeur pour entré sur le marché immobilier. Même les nouveaux employés sont à risque. Les pertes d’emplois sévissent dans la majorité des secteurs et suggèrent la prudence. Les propriétaires sont également moins confiants et tardent à acheter une maison plus grande ou plus chère. Dans ce contexte, de nombreux chômeurs et personnes en sous-emploi, pourraient décider de rester en location ou de conserver leur maison actuelle pour un certain temps.

Vendre à perte

Pour certaines personnes, en particulier ceux qui n’ont pas de travail, le remboursement d’un prêt hypothécaire peut s’avérer très difficile, ils risquent même d’être contraints à vendre leur propriété. Si le marché est moins actif et qu’il y a moins d’acheteurs, ils risquent de devoir vendre à un prix plus faible que prévu. La vente de maisons en dessous de la valeur du marché dévalue les propriétés environnantes et rend plus difficile l’obtention d’une juste valeur pour les autres propriétaires.

Faire tomber la demande

Le manque de confiance se répercute aussi dans le secteur de la rénovation domiciliaire. Lorsque l’on est sans travail, le nouveau balcon, la rénovation de la cuisine et le réaménagement paysager deviennent alors moins prioritaires. En général, les rénovations augmentent la valeur d’une maison et, par extension, la valeur d’un quartier. Reporter les rénovations signifie donc retarder la hausse potentielle de valeur de sa propriété et de celles de ses voisins.

Reporter les achats importants

La hausse du chômage impose aussi une baisse des achats importants comme celui d’appareils ménagers et de meubles. Lorsque l’on tarde à acheter une nouvelle maison ou à rénover celle que l’on possède, on hésite aussi à dépenser pour l’achat de nouveaux appareils ou d’articles de décoration. Ces articles restent donc en magasin ce qui fait tomber les prix, ce qui a un impact direct sur le fabricant qui doit ralentir sa production. Ça peut notamment occasionner des perte d’emplois supplémentaires et un ralentissement de croissance pour l’entreprise.

Davantage d’entrepreneurs

Tous les secteurs ont connu des pertes d’emplois, mais nous observons une légère augmentation du nombre de travailleurs autonomes. Du fait que le travail autonome soit imprévisible, on peut interpréter ce phénomène comme une indication potentielle que de nombreux Canadiens vont mettre un frein aux dépenses jusqu’à ce que leur entreprise prenne son envol ou qu’ils retrouvent un travail à plein temps.

Si vous êtes à la recherche d’un emploi, mieux vaut évaluer les solutions offertes pour améliorer vos compétences et devenir plus employables. Le gouvernement fédéral a récemment annoncé la création d’un programme pour pallier à la pénurie de travailleurs qualifiés. Ce programme vise à aider les Canadiens qui veulent apprendre un nouveau métier et acquérir de nouvelles compétences. En ciblant les secteurs en demande, les Canadiens augmentent leurs chances de trouver un travail à plein temps et permanent.

Cet article est aussi disponible en Anglais

Autres sujets aussi lié à cet article

Économies et Investissements / Nouvelles Économiques

Laisser un commentaire