Le retour des enfants au foyer coûte cher

Le coût des enfants au foyer

Faire preuve de fermeté.

Une nouvelle étude révèle que l’aide financière accordée par les parents à des enfants d’âge adulte, coûte cher et pourrait causer des problèmes aux parents. Selon une enquête de la TD Canada Trust, un baby-boomer sur cinq (19 %) se dit prêt à risquer sa propre stabilité financière pour aider ses enfants d’âge adulte. «Le chômage est élevé chez les jeunes, l’augmentation du coût de l’éducation post-secondaire et le prix élevé de l’immobilier signifient qu’un plus grand nombre sont davantage susceptibles de compter financièrement sur l’aide de leurs parents jusqu’à l’âge adulte.» explique John Tracy, vice-président principal chez TD Canada Trust. «En tant que parent, il est naturel de vouloir aider ses enfants, mais il est important de rappeler que ce soutien ne doit en aucun cas compromette sa propre stabilité financière ni ses objectifs d’épargne-retraite. »

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Pas d’appartement à payer

Parmi les parents interrogés, 43% admettent avoir laisser les enfants vivre à la maison sans payer de loyer et 29% disent les avoir aidé à effectuer un achat important comme une voiture ou un ordinateur. 23 % ont aidé leurs enfants à couvrir les dépenses courantes comme l’épicerie et le loyer et 20% les ont aidés à rembourser une carte de crédit ou une dette d’un autre type.

Resserrer l’accès au portefeuille

Dans un communiqué publié par la TD, le travailleur social spécialisé en relations familiales Gary Direnfeld, rappelle qu’un peu de retenue est essentiel au maintien d’une saine dynamique familiale. «Certains parents craignent ne pas être aimé de leurs enfants, mais en tant que parents, il est de notre devoir de leur enseigner les vertus de l’indépendance financière afin qu’ils apprennent à surmonter l’adversité et à apprécier la valeur d’un dollar», explique M. Direnfeld. « Même si l’argent est disponible il faut fixer des limites et savoir quand dire non et ce dès un jeune âge afin qu’ils développent le sens des responsabilités. » John Tracy et Gary Direnfield offrent quelques conseils pour mieux encadrer le soutien financier apporté aux enfants et aux jeunes adultes.

Être candide

« Il ne faut pas penser que tout le monde est au même niveau. Il faut être clair sur ce qu’on peut et sur ce qu’on ne peut pas soutenir financièrement», explique John Tracy. Mieux vaut dire à son enfant à quoi on s’attend de sa part en termes de participation au coûts du loyer et des dépenses domestiques. « Il faut fixer des limites pour éviter les problèmes de communication. Si sa présence au foyer commence à peser sur nos propres finances, mieux vaut le lui laisser savoir. » ajoute Gary Direnfield.
«Le plus grand défi consiste à pouvoir supporter la réaction initiale et à rester ferme», ajoute l’e spécialiste des relations familiales. « Dans certaines circonstances, les familles trouvent utile de demander de l’aide à un conseiller financier ou à un travailleur social. »

On a le droit d’être égoïste

Il est important que les parents conservent leurs habitudes d’épargne. Ceux qui craignent manquer de volonté, peuvent souscrire à un programme de prélèvements pré-autorisés au profit d’un régime d’épargne-retraite (RER) ou d’un compte d’épargne libre d’impôt (CELI).

M.Tracy rappelle qu’il est essentiel de prioriser l’épargne-retraite durant les années fastes. «Les jeunes ont devant eux des décennies pour gagner et emmagasiner de l’argent, alors que les baby-boomer disposent de beaucoup moins de temps. » «Si les parents ne peuvent subvenir à leurs besoins à la retraite, ils risquent de refiler ce fardeau financier à leurs enfants.»

Un coup de main pour son budget

Il n’y a rien de mal à soutenir un enfant d’âge adulte durant une période difficile, mais il est important d’établir des règles afin qu’il participe aux coûts.

Parmi les parents interrogés, 54% sont d’avis que même si leurs grands enfants ne fréquentent plus l’école, il est acceptable de leur donner entre 100 $ et 300 $ par mois.

Responsable du lodgement

18 % des parents ont également admis avoir contribué au premier acompte de leur enfant sur une maison. « Avant de se lancer dans ce genre d’aventure, mieux vaut consulter un planificateur financier spécialisé en hypothèque afin de bien en comprendre les implications financières et, plus important encore, savoir si on peut réellement se le permettre», dit M.Tracy. «Si l’enfant a accumulé un acompte important et qu’il est prêt à assumer la responsabilité d’un prêt hypothécaire, la contribution des parents pourrait lui faire économiser des milliers de dollars à long terme. Bonne idée, à condition d’en avoir les moyens. »

Être un modèle

De nombreux jeunes se tournent vers leurs parents pour obtenir des conseils financiers. Comme on l’a souvent souligné, l’enseignement des rudiments de la gestion monétaire dès un jeune âge contribue à faire échec au cycle de dépendance avant qu’il ne commence.«Les parents devraient progressivement passer du rôle de pourvoyeur financier à celui de conseiller et ainsi aider leurs enfants à établir un plan financier qui tient la route» ajoute M. Tracy.

La meilleure manière d’enseigner l’indépendance financière demeure d’aider les enfants à comprendre les conséquences de leurs décisions. «Un modèle est aussi bon que l’exemple qu’il donne. Il faut que les enfants sentent qu’ils sont responsables de leurs décisions» conclue M. Direnfield.

Cet article est aussi disponible en Anglais

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