Le REER n’est peut-être pas pour vous!

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À en croire le battage médiatique, chaque canadien devrait maximiser sa cotisation REER, idéalement au moyen d’un programme de prélèvements mensuels préautorisés. Cependant, il est important de noter que certaines personnes seraient mieux avisées de ne pas investir du tout dans un REER. En fait, pour bon nombre de contribuables, le REER devrait être un investissement d’importance secondaire. Comparez les meilleurs taux hypothécaire et des cartes de crédit qui reflètent votre style de vie a besoin.

Le REER est-il pour vous?

Si vous êtes dans une tranche d’imposition élevée, la cotisation maximale à un REER le plus tôt possible en début de carrière devrait effectivement porter les meilleurs fruits. Mais pour la plupart des citoyens à revenu moyen qui approchent de la retraite, ce n’est pas aussi évident. L’introduction il y a quelques années du compte d’épargne libre d’impôt (CELI), rend les choses encore plus complexes.

Idéalement, on veux investir dans un REER au moment où on est imposé à taux élevé et l’encaisser au moment de sa vie où on est imposé à un taux plus faible.

Ceci explique pourquoi de nombreux investisseurs qui se trouvent dans des tranches d’imposition plus faibles, environ $ 39,000 en Ontario, ont moins d’avantages à cotiser à un REER au fur et à mesure qu’ils vieillissent.

Envisager d’autres alternatives

Les contribuables moins nantis qui s’attendent à toucher le supplément de revenu garanti du fédéral (SRG), qui est actuellement alloué aux célibataires qui gagnent moins de 16 560,00 $ par année et aux couples qui gagnent moins de 21 888,00 $, devraient y penser à deux fois avant d’investir dans un REER. Environ le tiers des personnes âgées s’attendent à recevoir une forme ou une autre de supplément de revenu du gouvernement, affirme le spécialiste de la retraite Richard Shillington.

Les contribuables qui n’ont pas accès à un régime de retraite d’entreprise et ceux qui ont moins de 100 000,00 $ en fonds de retraite, entrent dans cette catégorie.

Pour les retraités à faible revenu, les petits suppléments provenant des REER peuvent en réalité réduire leur niveau de vie. Les sommes provenant du SRG sont en effet réduites de 50 cents pour chaque dollar de gain provenant d’une autre source. D’autres bénéfices sont également en jeu, comme par exemple les subventions de loyer, l’assurance-médicaments, les soins à domicile et les programmes d’aide sociale.

Selon Richard Shillington. non seulement ces citoyens devraient renoncer à cotiser à un REER, mais ils devraient l’encaisser de sorte qu’il soit vide à leur 65ième anniversaire. Sinon, l’impôt payé annuellement pourraient en annuler les bénéfices. Tout cela, bien entendu, dépend de la situation particulière de chacun.

REER et PME

D’autres circonstances font également en sorte qu’un REER n’est pas nécessairement une priorité  absolue.

De nombreux propriétaires de PME par exemple, déclarent des revenus annuels assez modestes, préférant faire croître la valeur de leur entreprise. Une façon de faire très populaire consiste à ce qu’un propriétaire de PME touche un salaire afin de maximiser ses cotisations REER et complète ses revenus en touchant différente formes de dividendes provenant de son entreprise.

Or, selon Jamie Golombek directeur général de la planification fiscale et successorale à la banque CIBC, la majorité des propriétaires d’entreprise devraient y penser à deux fois. Ils gagneraient davantage à toucher des dividendes et à laisser les excédents de trésorerie dans leur entreprise, là où ils peuvent être réinvestis.

Après analyse des chiffres, Jamie Golombek conclue que les propriétaires d’entreprises qui boudent les REER disposent de plus de revenu après impôts.

En conclusion: les REER ne s’avèrent pas toujours le véhicule de rêve qu’on tente de nous vendre. Avant de plonger, mieux vaut consulter un spécialiste.

 

 

 

 

 

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