Le prix des maisons continue de progresser en montagnes russes en 2013

Housing prices continue to fluctuate in 2013 in Canada
Après des mois d’activité statique, la vente de maisons a connue une hausse de 1,3% en janvier au Canada, rapporte l’association canadienne de l’immeuble (ACI). Cette légère augmentation annonce peu de changements, mais il est réconfortant de constater que les marchés semblent en voie de s’ajuster au resserrement des règles des taux hypothécaire introduites au mois d’août.

«Il y a peu de nouvelles à signaler au sujet de l’activité commerciale nationale qui se maintient à un faible niveau qui persiste depuis le resserrement des règles hypothécaires au milieu de 2012», lance Wayne Moen président de l’ACI. «Cela dit, les choses semblent plus intéressantes dans certains marchés locaux. On observe notamment une augmentation du volume des ventes à Vancouver et à Toronto, ce qui s’avère une surprise pour certains. »

Conditions changeantes dans les grands marchés

Les deux plus grands marchés au pays ont vu leurs ventes mensuelles augmenter en janvier, avec 5,6 % pour la région de Toronto et 4,7 pour la grande région de Vancouver, annonce l’ACI. Il faut par ailleurs se réjouir avec prudence, les données pour février, cumulées par le Toronto Real Estate Board, démontrent que cette croissance marginale est déficitaire par rapport à la baisse des ventes de 8,3% qu’a connue la région de Toronto par rapport à la même période en 2012. Ces chiffres alarmistes vont de pair avec la hausse des prix. jusqu’à 4 % l’an dernier, causée par une diminution de l’offre. «Pour la plupart des types de domiciles, le volume de transactions a été plus faible par rapport à l’année précédente, idem pour le nombre de nouvelles inscriptions. Cela signifie que les conditions de marché demeurent difficiles, en particulier pour les immeubles résidentiels de construction basse. Ces facteurs ont occasionnés une croissance continue des prix rapport à l’année dernière » a déclaré dans un communiqué la présidente du Toronto Real Estate Board (TREB) Ann Hannah.

Selon le TREB, les acheteurs peuvent s’attendre à payer en moyenne 555,423,00 $ pour une maison cette année, comparativement à 540 246,00 $ en 2012. La hausse des prix touche également la zone du 905 (banlieue de Toronto), qui affiche un prix moyen de 480 030,00 $, comparativement à 458 071,00 $ en 2012. Compte tenu de ces informations, il devient évident que les consommateurs qui n’ont pas magasiner pour comparer les taux hypothécaires peuvent finir par payer des primes plus élevées mensuels

L’état des marchés locaux

Malgré des conditions en apparence stagnantes, on trouve un peu de réconfort si on regarde du côté des marchés locaux. Les ventes de maisons prennent en fait un peu de vigueur dans près de la moitié des régions.

Selon l’ACI, c’est la ville d’Edmonton qui a connu le plus grand boom en janvier avec une augmentation de près de 10% de ses ventes. À l’échelle du Canada, le mouvement haussier a été en partie annulé par une diminution des ventes à Ottawa, dans la vallée du Fraser, à Montréal, à Regina, à London, à St-Thomas, et à Calgary.

Mais ce dont on entend le plus parler par les temps qui courent, c’est la piètre performance du marché comparé à l’année dernière. À l’exception de Calgary, Edmonton, Winnipeg, Winsor-Essex et Guelph, près des deux tiers des marchés locaux ont connu le mois dernier, une baisse d’activité par rapport à la même période en 2012.

Au niveau canadien,(sans ajustement saisonnier) il s’est vendu 5,2% moins de maisons en janvier qu’au cours de la même période l’année dernière. «Si l’activité commerciale canadienne demeure stable, prés du niveau atteint en août, la baisse par rapport à l’année dernière devrait commencer à s’atténuer après la saison forte du printemps » affirme Gregory Klump, économiste en chef à l’ACI. «Jusque-là, on peut se concentrer sur le fait que les ventes ont été plus importantes au cours de la première moitié de l’année dernière comparativement à une activité plus faible mais stable cette année. »

Nouvelles inscriptions

Malgré la stabilité, les nouvelles inscriptions sur le marché ont connu un hausse en janvier avec 1,6 % d’augmentation, c’est la première hausse mensuelle depuis septembre.

Toronto, le marché le plus actif avec Vancouver, Montréal, la vallée du Fraser et l’île de Vancouver ont également connu une augmentation du nombre de nouvelles inscriptions.

Selon l’ACI, le prix moyen des maisons vendues au Canada en janvier était de 354 754,00 $ ce qui représente une augmentation de 2% par rapport à janvier 2012.

6 Canadiens sur 10 craignent une bulle immobilière

L’inertie du marché qui fait la une des bulletins de nouvelles, influence les Canadiens qui sont assez nerveux nous révèle l’association canadienne des conseillers hypothécaires accrédités dans son enquête consommation et industrie réalisée à l’automne 2012.

Bien que 70 % des Canadiens affirment être en bonne posture pour surmonter une autre crise immobilière et que 83% sont convaincus que l’immobilier est un bon investissement à long terme, ils sont nombreux à craindre une augmentation du prix des maisons.

Wayne Moen rappelle que le prix des maisons fluctue de manière importante selon le lieu de résidence convoité.

“Chaque marché à des conditions particulières, les acheteurs et les vendeurs devraient consulter leur agent immobilier afin de bien comprendre les conditions qui prévalent dans le marché où ils vivent ou dans celui dans lequel ils envisagent de vivre», a-t-il conclu.

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