Le potager, une excellente façon de réduire sa facture d’épicerie

Conseils de jardinage de légumes
Saviez-vous que depuis le 14 février, un Canadien moyen a gagné suffisamment pour payer son épicerie pour une année entière? La Fédération canadienne de l’agriculture a baptisé cette journée, la Journée de la liberté alimentaire. Et bien qu’on dépense peu pour se nourrir, le niveau d’endettement est si élevé au Canada, que de nombreuses personnes ont besoin de cette portion de leur revenu pour se maintenir à flot. Un potager pourrait donc contribuer à alléger ce stress en partie du moins. C’est tout à fait réalisable, tout dépend de son niveau engagement.

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Coûts de démarrage, bien plus que des grains

Il y a trois ans, mon propriétaire m’a autorisé à utiliser un espace de 14 pieds sur 10 pieds pour cultiver un potager. J’étais excitée. J’ai la chance, avec mon partenaire, de louer une maison qui comprend 35 hectares de terrain à la campagne. Le sol est parfaitement cultivable et il y a des chevaux sur la propriété. Nous avons donc accès à une réserve constante d’engrais naturel, idéal pour fertiliser le potager. Anxieux de débuter, nous avons élaboré des plans, acheté des semences et commencé à creuser. Nous pensions économiser beaucoup d’argent en cultivant notre propre nourriture. Quelle erreur.

Le coût de démarrage d’un jardin-potager peut être assez élevé, tout dépend de l’endroit où l’on vit. Il ne suffit pas de calculer simplement le coût d’achat des graines, il faut aussi des outils de jardinage, des clôtures et beaucoup de travail acharné. Comme nous vivons tout juste à l’extérieur de la ville, le jardin doit être protégé des intrusions animales, celles des ratons laveurs, des mouffettes, des lièvres et des cerfs. Ça implique le coûteux achat et l’installation d’une clôture pour les garder à l’extérieur. Il faut aussi acheter les outils essentiels au jardinage, un râteau, plusieurs pelles, quelques outils de désherbage et une brouette. Nous avons également dû acheter un boyau et un système d’arrosage, ainsi que des tuteurs pour supporter les haricots, les pois, les tomates et les concombres. Inutile de dire que la première année a coûté chère. Mais tout ce que nous avons acheté pourra être réutilisé l’an prochain, ce qui réduit énormément les coûts pour la deuxième année d’opération.

Un peu de nourriture pour l’esprit

Cette première année de jardinage a été difficile, mais j’ai beaucoup appris. Voici quelques facteurs à considérer avant de commencer à bêcher le sol.

1. Le jardinage est un travail difficile. Ça semble facile, il suffit de creuser un peu, de planter des graines et d’en récolter les fruits. Malheureusement, ça nécessite un investissement beaucoup plus important en temps et en argent. Oui, c’est vrai, on peut obtenir l’équivalent de 600 $ de légumes avec 70 $ de graines, mais en considérant le temps et l’énergie qu’il faut y consacrer, il se pourrait qu’on juge que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Cela dit, les meilleurs légumes que j’aie jamais mangé provenaient de mon potager, tout dépend de ce qui importe le plus pour soi.

2. La saison de jardinage est courte. Il faut attendre la fin mai pour mettre les graines en terre. Durant les premières semaines, le jardin ne produit rien sauf peut-être certaines verdures et des radis. En juillet, cependant, le jardin déborde de légumes et ça dure jusqu’en septembre quand l’école recommence et que les premiers signes de l’automne annoncent la fin du cycle de vie de nombreux légumes. Il faut se rappeler que tout ce travail donne seulement deux mois de légumes frais.

3 Les parasites et les champignons sont indésirables mais incontournables. Je n’y avais pas pensé quand j’ai cultivé mon jardin. La première année, j’ai perdu presque toutes mes tomates à cause d’une infestation. Les panais et les carottes ne poussaient pas, des coccinelles ont ravagé mes aubergines et ma verdure était proie à un insecte envahisseur. Je n’ai jamais eu de cornichons, ils étaient difformes et les poivrons ne dépassaient pas la taille de mon pouce. Inutile de dire que j’étais déçue. Mais tout n’était pas si catastrophique. J’ai tirai beaucoup de mon jardin et ai beaucoup appris.

4. Il y a aussi les mauvaises herbes, beaucoup de mauvaises herbes. On pourrait croire que les mauvaises herbes ne sont pas un problème majeur dans un jardin de 10 pieds par 14 pieds. Erreur! En fait, je n’arrivais pas à prendre le dessus. Il est essentiel de s’en débarrasser si on veut que le potager atteigne son plein potentiel.

5. Il est possible qu’on ne soit pas capable de manger tout ce qu’on produira. On sous-estime souvent le fait qu’un petit espace peut produire beaucoup de légumes. En fait, j’ai obtenu tellement de courges, de courgettes et de concombres que je ne savais plus quoi en faire. On peut s’attendre à ne manger rien d’autres que des légumes durant deux mois.

6. Le jardinage est un travail difficile …! Je dois avouer que c’est vrai. Il nécessite un certain niveau d’engagement. Mais si on le fait correctement, ça peut être une expérience des plus enrichissante. Ne serait-ce que de nous faire mieux apprécier le labeur des agriculteurs qui le font tous les jours à une échelle beaucoup plus importante.

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