Le compte d’épargne libre d’impôt (CELI)

The basic breakdown of the tax free savings account
Depuis que le gouvernement fédéral a instauré le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) en 2009, règne une certaine confusion quant à leur raison d’être et à leur caractéristiques. Voici en quoi consiste un CELI et comment l’intégrer à un régime de retraite.

CELI

Une partie de la confusion origine de son nom: compte d’épargne. Bien que le CELI soit un véhicule d’investissement, on n’a pas à y déposer directement comme on le fait dans un compte à opérations bancaires quotidiennes. En ce sens, il s’apparente davantage au REER qui sert de point d’entrée pour investir dans un ou plusieurs produits de placement, comme des fonds communs de placement, des obligations et des certificats de placement garanti (CPG).

L’impôt

La principale différence entre le CELI et le REER se situe au niveau des déductions d’impôt. Le REER, donne droit à un remboursement immédiat, l’impôt est payable au moment du retrait idéalement à la retraite. Pour sa part, le CELI n’offre aucun avantage fiscal immédiat, par contre, les gains ne sont pas imposables.

Le 1er Janvier 2013, le plafond annuel de cotisation est passé de 5 000 $ à 5 500 $. À l’instar du REER, la portion du plafond de cotisation inutilisée peut être reportée aux années subséquentes. Cette formule est en vigueur depuis 2009, ce qui signifie que quelqu’un qui ouvre un premier compte CELI en 2013 pourrait y placer jusqu’à 25 500 $.

Ouvrir un compte

Tout Canadien âgé de 18 ans ou plus, possédant un numéro d’assurance sociale peut ouvrir un CELI. On peut le faire à la même banque ou auprès du même conseiller financier qui gère son compte REER.

Une épargne flexible

Autre avantage, la souplesse qui caractérise ce type d’investissement. Alors que le REER est généralement placé jusqu’au moment de la retraite, les retraits effectués pour acheter une première maison étant une des rares exceptions, le CELI peut être utilisé à n’importe quel moment. Donc, au lieu d’emprunter pour acheter une voiture, pour rénover sa maison ou pour payer les études de fiston, on peut retirer des fonds de son CELI et ainsi éviter de s’endetter.

Les inconvénients

Bien que les banquiers et les courtiers se fassent un plaisir de mettre en évidence les gains historiques et le potentiel de rendement à long terme d’un investissement CELI, il faut savoir qu’il n’y a aucune garantie. Au cas ou les marchés boursiers plongeraient, comme ce fut le cas à plusieurs reprises au courts des dernières années, la valeur du CELI chuterait aussi.

Il faut aussi faire attention de ne pas dépasser la limite de cotisation. Bien que ça semble un beau problème, il faut savoir que tout dépassement entraîne une amende de 1% par mois imposée sur tout montant excédant la limite autorisée.

Investir dans un CELI

Comme toute autre forme de placement, la pertinence du CELI dépend de la situation particulière du cotisant et de ses objectifs à long terme. Un investissement REER permet de réduire immédiatement l’impôt à payer, mais beaucoup de gens oublient que les fonds qu’on y retire, sont considérés comme un revenu imposable au moment où on les touchent. Pour les jeunes qui débutent leur carrière, bien que les déductions fiscales immédiates puissent sembler pratiques, mieux vaut se rappeler que la facture viendra plus tard et qu’elle risque d’être plus salée parce que leur niveau de revenu sera alors plus élevé et que l’impôt à payer sur ce revenu sera aussi plus élevé. Pour cette raison, de nombreux conseillers financiers suggèrent le CELI comme outil d’épargne retraite pour les contribuables à faible revenu et le REER pour les salariés à revenu élevé, plus de 80.000 dollars par an, qui leur permet de réduire le montant d’impôt annuelle à payer.

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