Le chômage chez les jeunes

chômage chez les jeunes

Connaissez-vous des jeunes âgés entre 15 et 24 ans? Si vous en connaissez 10, les chances sont bonnes qu’au moins 1 d’entre eux soit au chômage. Alors que le Canada est au prise avec un taux de chômage de 7,2 %, données de mars 2013, ce qui est relativement raisonnable à condition, bien entendu, de ne pas faire partie des 7,2 %, il est le double chez les 15-24 ans soit 14 %. Nous examinons quelques-uns des facteurs qui expliquent ce phénomène de même que ces impacts sur les jeunes et sur notre société.

Le pourquoi

La chute soudaine des marchés boursiers de la planète en 2008, a fait réaliser à de nombreux prétendus retraités que leurs économies sont vulnérables. Au lieu de prendre une retraite anticipée comme prévu, beaucoup ont choisi de rester sur le marché du travail jusqu’à ce qu’ils atteignent 65 ans, ou plus, ce qui explique qu’il y a maintenant moins d’emplois disponibles. La récession a également occasionné de nombreux licenciements, ce qui fait en sorte que les jeunes travailleurs doivent maintenant rivaliser avec leurs aînés beaucoup plus expérimentés pour obtenir un poste donné. Et ce n’est pas seulement une question de manque d’expérience. En mars, le C.D. Howe Institute a publié un rapport suggérant que « l’inadéquation entre les compétences et les emplois offerts» est largement à blâmer. Le rapport fait appel au gouvernement fédéral pour qu’il soutienne la formation professionnelle, en particulier pour le segment de travailleurs disproportionnellement sous-employés que sont les jeunes, afin de mieux répondre aux besoins en main-d’oeuvre.

Impacts

À la fin janvier, la TD Economics s’est penché sur les effets à long terme du chômage chez les jeunes. Elle en conclu: « Etre au chômage à un jeune âge peut, à long terme, avoir un impact négatif sur les perspectives de carrière d’un individu » Il semble que le fait d’être au chômage au moment d’intégrer le marché du travail a un impact négatif sur le niveau de revenu, et que ce problème perdure des années après que la jeune ait finalement décroché un emploi. L’industrie financière utilise une expression qui semble fort appropriée pour qualifier cette expérience douloureuse, elle parle de « cicatrices salariales » La TD estime que ce phénomène va coûter 23,1 milliards de dollars en salaires perdus au cours des 18 prochaines années. De nombreux étudiants choisissent de retourner à l’école pour obtenir un diplôme de deuxième, voire de troisième cycle. Chaque année qui passe sans gagner d’argent, est une année de plus passée à s’endetter. La Fédération canadienne des étudiantes a fait le décompte des sommes que les Canadiens empruntent par l’entremise des programme de prêts étudiants. À plus de 15,2 milliards de dollars, ce montant est actuellement à la hausse.

Quitter le nid

Le faible taux d’emploi fait en sorte que les jeunes restent plus longtemps chez leurs parents ou y reviennent après de brèves excursions à l’extérieur du foyer familial. Bien que l’effet ne soit pas encore comptabilisé, la diminution du nombre de jeunes gens qui louent un premier appartement ou qui achètent une première maison, pourrait bientôt se faire sentir sur les marchés immobiliers et locatifs.

Un moindre mal

Bien qu’un taux de chômage à 14% soit désolant, la situation est encore pire pour nos jeunes cousins d’Europe et des autres parties du monde. Selon la Banque TD, le taux de chômage est de 24,4 % en Europe chez les 15-24 ans. Ces chiffres sont par contre dopés par les forts taux de chômage qui frappent les jeunes Espagnols (57%) et les jeunes Grecs (58%) . Selon l’Organisation internationale du Travail, les pires régions sont le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord où un peu plus d’un jeune sur quatre (27%) est au chômage.

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