L’accès à la propriété est plus difficile que jamais selon un sondage de la TD

acheter une maisonLes temps sont difficiles pour ceux qui souhaitent entrer sur le marcher de l’immobilier affirment les jeunes de la génération Y interrogés dans le cadre d’un sondage de TD Canada Trust. Des prix élevés et des conditions d’éligibilité aux prêts hypothécaires plus strictes, confrontent les acheteurs potentiels à des défis que leurs parents baby-boomers n’ont pas eu à affronter. La difficulté d’accumuler un acompte suffisant dû à une rareté des emplois et à des salaires insuffisants, jumelés à des prix de ventes qui continuent à augmenter, entravent l’accès à la propriété pour la génération Y.

Un acompte difficile à accumuler

Je vous entend déjà dire «Moi, je devais marcher 5 kilomètres dans la neige pour me rendre à l’école» . Il est intéressant d’observer que les baby-boomers interrogés, avouent qu’il est plus difficile d’entrer dans le marché aujourd’hui qu’il y a 30 ans. Si 57% des locataires appartenant à la génération Y trouvent difficile d’accumuler un montant suffisant pour pouvoir verser un acompte sur une propriété, seulement 22 % des propriétaires boomers partagent cet avis.

Les prix sont aussi pointé du doigt. 52% des locataires appartenant à la génération Y les croient trop élevés contre seulement 16 % des propriétaires boomers.

Le prêt hypothécaire est hors de portée

48% des non-propriétaires appartenant à la génération Y, croient qu’ils ne gagnent pas suffisamment pour se permettre des mensualités hypothécaires, un sentiment que seulement 13% des propriétaires boomers se rappellent avoir eu au moment d’entrer sur le marché il y a trois décennies. Ce n’est pas une raison pour renoncer à la propriété nous dit le directeur du service conseil hypothécaire de la TD, Farhaneh Haque.

« L’accès à la propriété peut sembler intimidant au début, mais avec de la discipline et une bonne planification, il est tout à fait possible pour les jeunes Canadiens de réaliser leur rêve et d’acheter une maison». « Avant de faire le saut, mieux vaut examiner les chiffres avec un expert pour savoir combien on peut se permettre d’investir et quels sacrifices on est prêt à faire pour devenir propriétaire et vivre confortablement tout en continuant à épargner pour l’avenir. »

Épargner

Quant à la flambée des prix qui rend plus difficile d’épargner suffisamment pour un acompte sur une propriété, Haque recommande aux futurs acheteurs d’adhérer à un service de prélèvements automatiques mensuels au profit d’un CELI ou d’un compte d’épargne à intérêt élevé et ainsi amorcer l’accumulation des fonds nécessaires. « Les jeunes peuvent avoir hâte de commencer à accumuler de la valeur dans une propriété plutôt que de payer un loyer. Mais s’ils attendent d’avoir accumulé un montant suffisant pour pouvoir verser un bon acompte, ils peuvent économiser des milliers de dollars sur la durée du prêt hypothécaire», ajoute M. Haque. « Les nouveaux propriétaires peuvent également se prévaloir du Régime d’accès à la propriété du gouvernement fédéral qui permet d’emprunter jusqu’à 25 000 $ de son REER pour verser un acompte sur une première maison. »

En ce qui concerne les mensualités hypothécaires, M. Haque recommande de voir un spécialiste en prêts hypothécaires et de tester sa capacité à rembourser un prêt hypothécaire fictif. «Suffit de mettre de côté le montant des mensualités hypothécaires en question et de tous les frais associés durant quelques mois, d’y soustraire le montant du loyer qu’on paye en ce moment et de voir si on y arrive.» « Ceux qui trouvent qu’ils sont à court d’argent avant la fin de chaque mois durant cette période, doivent trouver des moyens de réduire les autres dépenses tout en continuant d’accumuler leur acompte.

Différents modes de financement peuvent aussi aider à soulager la pression causée par des conditions de prêt plus strictes. « Il existe une variété de prêts hypothécaires, les hypothèques à taux fixes et variables, les hypothèques à court et à long terme et les prêts hypothécaires avec remise en argent . »

L’endettement étudiant, un facteur aggravant

Les prêts étudiants sont un réel défi pour la génération Y pour qui le remboursement peut prendre un certain temps. Alors que seulement 2% des baby-boomers considérait le prêt étudiant comme une barrière pour accéder à la propriété, près du quart des jeunes de la génération Y, l’identifient comme un obstacle. RateSupermarket.ca a d’ailleurs constaté que la moyenne des diplômés universitaires canadiens mettra 12 ans à accumuler un acompte de 5% sur une maison tout en continuant à rembourser ses prêts étudiants.

«Si vous avez à rembourser des prêts étudiants et que vous souhaitez acheter une maison, parlez à votre banquier pour voir comment les rembourser plus rapidement, tout en économisant pour verser un acompte sur cette future maison», rappelle M. Haque ajoutant qu’il est recommander d’adhérer à un service de prélèvement automatique sur le salaire pour faciliter le remboursement des dettes. «Il est recommandé d’augmenter progressivement le montant du remboursement » «Chaque petit geste compte et les chances sont bonnes que vous oublierez rapidement ces 5 $ à 10 $ qui manquent chaque semaine. »

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