La guerre des devises

What are the global implications in case of a currency war?

La guerre des devises

Encore une fois les dirigeants des principaux pays du monde s’inquiètent d’une éventuelle guerres des devises qui gronde dans plusieurs pays. Cette menace plane parce que certains pays dévaluent volontairement leur devise afin d’amener les étrangers à faire affaire chez-eux. Une baisse du taux de change d’un pays donné rend de facto ses exportations moins coûteuses, ce qui augmente la demande pour ses produits et stimule l’emploi chez-eux. De nombreux pays ont recours à cette pratique qui leur procure un avantage concurrentiel. Mais s’ils deviennent trop nombreux à dévaluer leur monnaie, l’avènement d’une “guerre des devises” deviendra bientôt insoutenable. Cette éventualité a récemment été discutée dans le cadre d’une réunion des dirigeants des pays membres du G-7 et du G-20 en prévision du sommet économique qui se tiendra cet automne à Moscou.

Qu’est-ce qu’une guerre de devises?

À l’instar d’une dévaluation compétitive, une guerre de devises consiste à affaiblir volontairement une devise dans le but de stimuler l’économie d’une nation, d’augmenter l’activité commerciale à l’intérieur de ses frontières et de promouvoir la croissance de ses exportations. Il s’agit d’une stratégie singulière, puisque une monnaie forte est signe d’une économie saine. Mais le contexte actuel est aussi particulier. La crise économique mondiale entre dans sa cinquième année et de nombreux pays sont désespérés de voir leur activité économique redémarrer.

Comment fonctionne la dévaluation compétitive?

Il existe 3 manières de dévaluer une monnaie. la plus populaire se nomme assouplissement quantitatif et consiste à imprimer plus de billets pour augmenter sa masse monétaire. Une autre méthode consiste à répandre des rumeurs négatives au sujet de sa propre monnaie, ce qui décourage les investisseurs qui auraient pu spéculer sur une éventuelle hausse de sa valeur. Un pays peut aussi vendre sa propre monnaie, ce qui en réduit la valeur marchande.

De quoi s’inquiètent les leaders du G-7?

Dans un communiqué, les dirigeants du G-7 affirment : « Une volatilité excessive et des mouvements désordonnés des taux de change, peuvent avoir des conséquences négatives sur la stabilité économique et financière mondiale. » Cette annonce a été faite en réaction à un geste posé par le Japon, lui-même membre du G-7, qui a récemment adopté une politique qui a eu pour effet de dévaluer sa monnaie. La déclaration souligne également que tout changement de politique devrait se faire de manière à «atteindre nos objectifs nationaux respectifs par l’usage d’instruments nationaux sans cibler les taux de change.” Les marchés financiers ne peuvent fonctionner lorsque les taux de change sont affectés par des politiques nationales.

Que promettent les dirigeants?

La déclaration du G-7 stipule également que les politiques budgétaires et monétaires ne doivent pas viser à dévaluer les taux de change. Les dirigeants ont réaffirmer leur engagement traditionnel à laisser les marchés déterminer les taux de change et à se consulter en ce qui concerne les actions à mener sur les marchés des changes. Le Canada est signataire de cet accord. Il s’agit d’un formidable coup de pouce, les exportations canadiennes ont beaucoup souffert de la force du hard au cours des cinq dernières années.

La réaction des marchés

Pour l’instant les pays du G-7 sont sur le pied d’alerte. La déclaration récemment présentée à l’ensemble des pays du G20 a été bien accueillie. Les banques centrales sont d’accord pour que se soient les marchés qui déterminent les taux de change et non les gouvernements. Mais cette harmonie risque d’être de courte durée puisque le G-20 comme le G-7 sont constitués de pays ayant des intérêts, des réalités économiques et des point de vue très différents sur le rôle que devait jouer le gouvernement dans l’économie.

Les pronostiques

Les marchés financiers du monde entier ont réagi au cours des deux dernières semaines, un indication que la position du G-7 et du G-20 ne garantie en rien l’évitement d’une éventuelle guerre des monnaies. Lorsque ces dirigeants se rencontreront de nouveau au sommet du G-7 et du G-20 en septembre il est fort à parier que la manipulation des taux de change et la menace d’une guerre des devises fera partie des discussions.

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