Grandes banques canadiennes trop importantes pour tomber

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Grandes banques canadiennes «trop importantes pour tomber» selon le Bureau du surintendant des institutions financières

Les banques canadiennes sont reconnus pour leur stabilité relative lorsqu’on les compare aux institutions financières américaines et d’ailleurs dans le monde. On estime maintenant que les institutions prêteuses sont davantage qu’un simple rempart contre la récession, elle sont en réalité la clé de voûte de l’économique du Canada.

Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), organe réglementaire du secteur bancaire canadien, annonce de nouvelles mesures pour garantir la solidité des banques et assurer qu’elle soient en mesure de surmonter les éventuelles aspérités économiques qui nous guettent. Le BSIF qualifie les 6 plus grands prêteurs de «banques domestiques d’importance stratégique» ce qui signifie qu’ils sont considérés «trop importants pour tomber». Il s’agît de la Banque de Montréal, de la Banque Scotia, de la CIBC, de la Banque Nationale, de la RBC et de la TD.

Protéger les banques

Les nouvelles règles bancaires ont été annoncé dans le cadre du dernier budget fédéral. Elles prévoient notamment l’imposition d’un supplément de 1 % sur le capital de risque et obligent les banques à garder un minimum de 7% en fonds propres. Ces mesures entreront en vigueur le 1er janvier 2016.

Dans une déclaration à la presse, la dirigeante du BSIF, Julie Dickson a déclaré «Les mesures que nous annonçons aujourd’hui sont conçus pour limiter les probabilités qu’une de nos grande banque se retrouve en difficulté ou en faillite, ce qui pourrait nuire à l’économie canadienne et aux consommateurs.”

Le capital de risque pondéré

La richesse d’une banque est calculée en fonction de son actif. Il s’agît généralement d’une combinaison des sommes déposées par les épargnants, des garanties de prêts comme les hypothèques par exemple, d’investissements et de prêts de type crédit. Chacun de ces types d’actifs comporte un niveau de risque déterminé par le BSIF en fonction des probabilités de défauts de remboursement qui pourraient occasionner une perte pour le prêteur.

Par exemple, les actifs comme les liquidités ou les obligations du gouvernement du Canada ont une pondération de 0 car les dépôts en espèces ne sont pas exposés au risque et les obligations sont garanties par le gouvernement. Ce sont les actifs les plus solides qui soient et les banques peuvent infailliblement compter sur ce capital. Des actifs comme les prêts hypothécaires ont une pondération plus élevée parce qu’ils comportent un certain risque. La banque prêteuse risque en effet d’encourir une perte au cas ou l’acheteur arrêterait d’effectuer ses mensualités et que son hypothèque ne soit pas assurée par la SCHL. Le risque est réel en dépit du fait que la banque pourrait se retrouver propriétaire de la maison et en obtenir le fruit de la revente.

Les prêts de type crédit sont encore plus risqués. Ils ne comportent généralement aucune contre partie comme une maison par exemple et le crédit renouvelable, comme celui d’une carte de crédit, peut ne pas être remboursé des années durant. Bien que les banques engrangent des intérêts perçus au fil du temps et en dégagent des profits, la possibilité qu’un titulaire de carte fasse défaut est bien réelle. La surexposition à ce type d’endettement a incité l’agence de crédit Moody’s, à déclasser la note de crédit de certaines banques canadiennes en janvier.

Les grandes banques devront désormais imposer une surtaxe de 1 % sur les actifs à haut risque afin de minimiser les risques liés à ce type de prêts.

Les capitaux propres

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