Endettement, les mises en garde de Mark Carney

Debt warnings for Canadian households
Bien que la Banque du Canada ait sommé les Canadiens de réduire leur niveau d’endettement, les statistiques démontrent que ça ne fonctionne pas. La dette des Canadiens se chiffre désormais à un niveau record soit 165 % des leurs revenus. Par le passé, j’ai écrit sur le ratio dette/revenu et sur l’urgence de bien comprendre l’incidence de cet endettement sur notre situation financière personnelle. Mais cet endettement record survient après que le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney ait annoncé que les Canadiens l’avaient écouté. Or, si on se fie aux dernières statistiques, ce n’est pas du tout le cas.

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Mais que se passe-t-il? Les Canadiens ont-ils tout simplement ignoré les avertissements de M. Carney ou fait-on face à un niveau d’endettement nécessaire au maintient d’un style de vie dispendieux dicté par un marché immobilier coûteux? Le gouvernement est pourtant intervenu et a resserré les règles du financement hypothécaire et a même demandé à 2 grandes banques d’augmenter leurs taux hypothécaires à rabais pour éviter un surendettement. Mais rien ne semble y faire. Voyons pourquoi.

Réaction au ralentissement économique

Il y a quatre ans, le 9 mars 2009, les marchés financiers touchaient le fond torpillant du coup la situation économique mondiale qui s’est alors mise à tomber en chute libre. On a connu un gel du crédit, le prix de certaines actions a chuté de plus de 50 % et les gouvernements ont répondu en réduisant les taux d’intérêt à des niveaux records. La Banque du Canada a éventuellement abaissé son taux de financement à un jour à 1% pour faire en sorte que les banques puissent continuer à opérer et les consommateurs à emprunter.

Les taux ne bougent pas

La persistance des faibles taux d’intérêt a permis aux Canadiens d’emprunter facilement et de s’endetter davantage. L’argent ne coûte pas cher et les consommateurs ont moins peur d’emprunter. Il semble aussi y avoir un phénomène que j’appellerais « la fatigue des avertissements”, parce que les gouvernements ne cessent de parler de hausses imminente des taux d’intérêt, alors qu’aucun changement ne survient. En conséquence, les Canadiens s’habituent à emprunter à faible taux, un environnement financier qui est en voie de devenir la norme.

Un marché immobilier fort

Les ventes de maisons au Canada ont ralenti, mais les prix sont restés élevés. Le prix moyen d’une maison est de 368 895,00 $. Dans les grands centres comme Toronto, on doit mettre 505 288,00 $ pour une maison, alors qu’à Vancouver, cette même maison coûte 736 881,00 $. Les acheteurs de maisons neuves et ceux qui souhaitent accéder à une propriété plus grande, n’ont d’autre choix que de s’endetter davantage pour acquérir un nouveau toit.

Que peut-on faire?

Tout d’abord, il faut arrêter de s’endetter et rembourser les dettes déjà contractées. Cela peut paraître évident, mais il y a fort à parier que la majorité des propriétaires ne le font pas. Si on doit rembourser des prêts à taux variable, mieux vaut calculer les intérêts sur une base de 2 % supérieure à que ce qu’on paye en ce moment, ceci pour éviter d’être trop affecté lorsque les taux commenceront à augmenter.

Nous sommes avisé

Les avertissements de Mark Carney ne sont peut-être pas prise au pied de la lettre par tout le monde, mais ça ne veut pas dire qu’ils ne soient pas sérieux. Une fois que les taux d’intérêt commenceront à augmenter, de nombreux Canadiens seront incapables de payer leur dette Les propriétaires bien préparés pourront facilement gérer des taux d’intérêt plus élevés, mais certains pourraient devoir vendre et déménager ce qui pourraient occasionner d’importantes pertes sur une maison achetée avec des intérêts à faibles taux.

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