ÉCART DE REVENU AU CANADA, UN PHÉNOMÈNE MONDIAL

Canada's income gap has been widening since the 1980's

Saviez-vous que 10 % de l’ensemble des revenus déclarés au Canada en 2010 a été empoché par le 1 % des contribuables ayant le revenu le plus élevé ? C’est ce que révèlent les dernières données sur le revenu de Statistique Canada. Bien que cette proportion semble énorme, elle est en fait en baisse, du moins si on se fie à un sondage réalisé en 2006 qui indiquait que 1 % des Canadiens les plus riches avaient engrangés 12 % du total des revenus déclarés cette année-là.

Les niveaux de revenu des riches et des pauvres s’écartent sans cesse depuis les années 1980. C’est le cas au Canada comme ailleurs dans le monde, un écart qui est particulièrement marqué aux États-Unis.

Voici quelques-uns des facteurs qui expliquent cette différence croissante entre le revenu de la classe moyenne et celui de la tranche supérieure des contribuables canadiens.

Des chiffres qui en disent long

Au Canada, le 1 % de contribuables qualifiés de plus riches, déclarent un revenu supérieur à 201 400.00 $ par année. Ce sont en majorité des hommes mariés qui habitent les grandes villes. Selon le Centre Canadien de Politiques Alternatives qui vient de publier de nouvelles données sur les villes de Vancouver, Toronto et Montréal, 90 % des citadins ayant le revenu le plus faible, gagnent moins aujourd’hui qu’en 1982. Le revenu annuel de ces contribuables a chuté respectivement de 4.300 $ à Vancouver, de 1 900 $ à Toronto, et de 224 $ à Montréal. Dans le même intervalle, les résidents les plus riches voyaient leurs revenus augmenter respectivement de $ 189,000, $ 297,000, et 162.000 $.

Pourquoi cet écart est-il en hausse?

Parmi les pays de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) dont fait parti le Canada, le revenu moyen des 10 % de la population la plus riche surpasse d’environ neuf fois celui des 10 % de la population la plus plus pauvre. C’est du neuf pour un. La mondialisation est l’une des principales causes de cet écart à l’intérieur d’un même pays. Plus le besoin en travailleurs bon marché et plus l’augmentation de la consommation augmentent, plus l’écart entre les riches et les pauvres s’accentue.

Gap salarial, un problème mondial

En Inde, le 10 % de contribuables les plus riches, gagne 12 fois plus que le 10 % des salariés les plus pauvres. Aux États-Unis, le 1 % des gens qui disposent du revenu le plus élevé a doublé ses gains avant impôt depuis 1979. Récemment, le Forum Économique Mondial rapportait que l’écart entre les riches et les pauvres jumelé à une dette publique croissante constituent les deux principaux facteurs de risque pour la stabilité mondiale. « Le monde est plus à risque car la faiblesse économique ambiante sape notre capacité à relever les grands défis environnementaux qui nous menacent. » peut-on lire dans un des rapports de l’organisation.

Que peut faire le Canada?

Bien que l’écart de revenu au Canada soit en pleine croissance, il est loin d’être aussi aigu qu’aux États-Unis ou qu’ailleurs dans le monde. Comme la plupart des pays sont aux prises avec une dette nationale qui augmente, on peut affirmer sans trop se tromper, que cette inégalité va continuer à croître.

En sommes, la protection de la richesse patrimoniale incombe aux individus et à leur capacité d’investir intelligemment. Les fortes fluctuations économiques de 2008 ont fortement contribué à appauvrir les individus. Il est donc important de sensibiliser les jeunes générations à l’importance de cet écart de richesse afin de lutter efficacement contre ce phénomène du moins dans les pays les plus scolarisés. Plus important encore, les Canadiens doivent agir promptement pour réduire l’écart entre les riches et les pauvres non seulement ici même mais partout ailleurs dans le monde.

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