Chute de prix dans l’immobilier

home buyers may see affordability increase across Canada
Selon la RBC, l’acquisition d’une propriété résidentielle est devenue un peu plus abordable au cours du dernier trimestre de 2012.

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Dans son analyse Tendances immobilières et accessibilité à la propriété publiée par la division Recherche économique de la RBC, les analystes notent une faible baisse de prix dans certains marchés au Canada.

«Des taux d’intérêt exceptionnellement faibles sont le principal facteur qui explique que l’accessibilité à la propriété ne soit devenu très difficile ces dernières années», a déclaré Craig Wright, vice-président principal et économiste en chef à la RBC. « La valeur des propriétés résidentielles demeure très élevée au Canada, pour de nombreux ménages, seuls des taux d’intérêt faibles permettent d’acheter une maison. Cette situation pourrait changer rapidement si les taux d’intérêt venaient soudainement à monter.

Le niveau d’accessibilité est calculé en fonction de la portion du revenu avant impôts qu’un ménage doit débourser pour s’offrir une maison type au prix du marché. À l’échelle canadienne, le prix des bungalows et des condominiums a chuté de 0,2% pour s’établir respectivement à 42,1 % et 28,0 % du revenu familial. Un maisons à 3 étages se vend 0,3 moins chère et coûte en moyenne 47,8% du revenu d’un ménage.

Un marché moins concurrentiel

Une baisse de la demande qui sévit depuis l’été a fait graduellement baisser les prix. « Au niveau canadien, nous prévoyons une faible activité dans le marché du logement cette année», affirme M. Wright. «Cela dit, il est possible qu’on connaisse aussi une faible reprise des activités au fur et à mesure que s’estompent les effets néfastes des changements de règles hypothécaires et d’assurances mises en place en juillet 2012. »

Accessibilité par province:

Québec, les acheteurs de plus en plus rares

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L’accession à la propriété c’est améliorée au Québec qui a aussi connu une baisse de la demande immobilière « L’activité à commencée à se refroidir au printemps et ça s’est poursuivie tout au long de l’année», ajoute M. Wright. «La conjoncture économique générale à légèrement fléchie, ce qui a eu pour effet de freiner la hausse des prix au lieu de provoquer une baisse généralisée. »

À Montréal, un bungalow se vend 0,9 % moins cher à 39,3% du revenu d’un ménage.
« Le ralentissement de la revente de maisons qui a diminué de plus de 15% au quatrième trimestre par rapport à la même période l’année précédente et la pression à la baisse ont contribué à rendre le marché de la région montréalaise légèrement plus accessible au quatrième trimestre, » dit-il.

À l’échelle du Québec, une maisons à 2 étages a diminué de 1,1% pour s’établir à 41%, tandis que le prix du bungalows a légèrement diminué, 0,3 % pour s’établir à 32,8 % du revenu des ménages. Le prix des appartements en copropriété a grimpé de 0,4 % et accapare 27,4 du revenu d’un ménage moyen.

La Colombie-Britannique demeure la plus chère

Sans surprise, Vancouver continue d’être le marché le moins accessible éclipsant de loin tous les centres urbains. Un bungalow y coûte 82,2 % du revenu d’un ménage, une amélioration de 2,6 % par rapport au troisième trimestre de 2012. Inutile de préciser que cette province a encore beaucoup de chemin à parcourir au niveau de l’accessibilité. «On est loin de la situation idéale », ajoute M. Wright.

Le prix d’un condo a par ailleurs chuté de de 1,1 %, alors que celui du bungalow gagnait 1 point sur l’échelle de l’accessibilité au troisième trimestre.

La maison à 2 étages a connu une modeste amélioration de son indice d’accessibilité avec 0,4%, Il faut par contre garder à l’esprit que ce type d’habitations avait connu une diminution importante au troisième trimestre. « Le ralentissement du marché en Colombie-Britannique est en grande partie du à la conjecture dans la région de Vancouver où les tensions causées par une accessibilité au logement difficile sont de loin les plus importantes au Canada. » ajoute-t-il.

Alberta, bons revenus et marché sain

De l’autre côté des Rocheuses, dans l’une des économies les plus florissantes au Canada, les maisons sont un peu plus abordables. La demande soutenue est renforcée par une forte croissance démographique et un niveau d’accessibilité équilibré.

« Le prix des maisons n’est pas particulièrement élevé en Alberta et les Albertains ont le niveau de revenus par ménages le plus élevé au Canada, ce qui fait que la portion du budget consacré au logement est aisément gérable», souligne M.Wright. « A moins de changement de conditions économiques importants. les conditions du marché du logement en Alberta devrait rester favorables en 2013. »

Selon la RBC, un bungalow et une maisons à 2 étages coûtent 0,2 % de moins au budget des ménages et se situent respectivement à 32,1% et à 34,7 % du revenu des acheteurs. Le prix du condominium a pour sa part reculé de 0,1% pour s’établir à 19,7%. À Calgary, l’accessibilité à un bungalow a augmenté de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 38,1%. Edmonton a terminé en baisse de 0,1% à 30,7%.

Saskatchewan – Les prix continuent d’augmenter

Cette province n’a pas fait aussi bien que sa voisine. «Un marché du travail vigoureux et plusieurs décennies de forte immigration ont propulsés l’achat de maisons en Saskatchewan au cours de la première moitié de 2012», lance M. Wright. «Bien que l’élan du marché ait ralenti sensiblement en fin d’année, ça n’a pas suffit à freiner la hausse des prix, qui ont continué à grimper au rythme le plus rapide au Canada au quatrième trimestre. » La hausse des prix a eu pour effet de freiner l’accessibilité au quatrième trimestre. L’achat d’une propriété accapare désormais entre 0,5% et 1,1% de plus du budget des ménages. Près de 14 000 logements ont été vendus en 2012, un record.

Manitoba, le boom immobilier

Le Manitoba a aussi connu une année record avec près de 14 000 maisons vendues.

Le ralentissement d’activité qu’a connu l’ensemble du pays au cours de la deuxième moitié de l’année a été assez modeste au Manitoba où persiste une activité immobilière très vigoureuse. » souligne M. Wright. «Nos données montrent un niveau d’accessibilité légèrement en dessus des moyennes historiques, ce qui suggère que les changements à ce chapitre ont été minimes. »

Les maisons sont un peu moins abordables, le bungalows à connu une hausse de 0,8 % à 38,1% et le condo une augmentation de 0,3% pour s’établir à 24% du revenu des ménages. La portion du revenu consacrée à l’achat d’une maison à 2 étages est demeurée inchangé à 38,5%.

Ontario, un marché de vendeurs

L’accessibilité au logement dans cette province est plus équilibrée depuis la fin 2012 et c’est la ville de Toronto qui joue un rôle clé pour rééquilibrer les conditions du marché.
«La forte demande en début d’année dans le marché de Toronto à consolidée la position dominante des vendeurs, poussant les prix à la hausse, malgré un déclin qui s’est confirmé au fil des mois. Le demande a chuté de manière significative au cours du printemps, à l’été et au début de l’automne », ajoute M. Wright. « Ce revirement de conditions a forcé un rééquilibre et fourni aux acheteurs un bon levier pour influencer les prix en leur faveur au cours de la deuxième moitié de 2012. » Le bungalow de référence accapare 52,8 % du revenu d’un ménage en Ontario, c’est 0,4 % de moins qu’au trimestre précédent.
Le prix du condominium a baissé de 0,3 % pour s’établir à 29% alors que le bungalow moyen a légèrement augmenté, 0,1% pour s’établir à 42,9%. Une maison à 2 étages, a augmentée de 0,1% pour terminer à 48,9%.

Maritimes, ventes et prix en baisse

Dans les Maritimes, la tendance baissière du prix des logements se poursuit pour les maisons de 1 et 2 étages. Une maison à 2 étages accapare 1,0 % de moins du revenu d’un ménage à 36,3% alors qu’un bungalow coûte 0,5 % de moins à 31,9% du revenu. Ces prix sont largement plus faibles que les moyennes nationales. Pour sa part. le prix des condos a progressé de 0,3% à 26,4%.

«Peu de pression sur le niveau d’accessibilité dans la région qui a connue une baisse de la revente de maisons au quatrième trimestre, soit une chute totale de 13% depuis le début de l’année 2012», ajoute M. Wright. « Cette baisse d’activité ajoutée à une augmentation régulière du nombre de maisons mises sur le marché en 2012, favorisent des conditions de marché nettement plus favorables dans les Maritimes. »

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