4 mythes concernant l’achat d’une maison

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Au moment où les premiers acheteurs commencent à penser entrer dans le marché immobilier, ils cherchent généralement conseil auprès d’amis, de membres de la famille et de collègues. Bien qu’ils puissent fournir des conseils utiles, ces personnes peuvent aussi perpétuer de vieux concepts qui ne sont peut être plus aussi valables que par le passé.

Premier mythe : Acheter une maison le plus tôt possible

Si le style de vie qu’on mène ne permet pas d’acheter en ce moment, mieux vaut probablement économiser davantage et continuer à louer. Une foule d’Américains souhaitent aujourd’hui ne s’être jamais précipités dans ce qui s’est avéré être un marché hors de prix. Bien que la probabilité qu’une bulle immobilière du genre s’amène ici semble faible, ce n’est pas impossible.
Selon l’agence de notation mondiale Fitch Ratings, les prix de l’immobilier au Canada sont surévalués d’au moins 20 %. Elle estime la surévaluation en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique et au Québec, à 21%, 15%, 26% et 26% respectivement.

Deuxième mythe : On ne peut se tromper en achetant

Bien sûr qu’on le peut. Vient un moment dans la vie où acheter sa maisonva de soi, À d’autres moments, il faut savoir passer son tour. Ceux qui prévoient déménager souvent, devraient par exemple attendre avant d’acheter.
Chaque achat et chaque revente engage des frais importants. Les commissions immobilières et les frais de clôture hypothécaire peuvent à eux seuls ajouter de 5 à 6 % sur le coût de rachat d’une maison. Ce n’est pas un problème à condition que son employeur paie la note, mais ça fait mal quand on le sort de sa propre poche.
On peut aussi avoir vraiment de la chance et voir la valeur de son domicile augmenter de près de 10 % sur une courte période. Dans ce cas, ce n’est pas un problème. Autrement, on perd à déménager.

Troisième mythe : Un loyer c’est de l’argent perdu

Les personnes nées dans les années 60 et avant ont le gène du propriétaire. Aujourd’hui, ce n’est plus nécessairement le cas, en particulier si on considère que pour jouir d’une propriété il faut généralement débourser plus de 30 % en sus du montant des mensualités hypothécaires.
Pour faire une comparaison valable, il faut calculer le ratio loyer/achat. Pour ce faire, trouvez une propriété dans un quartier qui vous intéresse et calculer combien il en coûterait pour la louer durant une année, puis multipliez ce chiffre par 15.
Il faut ensuite comparer le prix demandé pour acheter une maison comparable dans le même secteur. Si le loyer annuel est 15 fois et moins inférieur au prix de vente demandé, alors il est peut être temps d’acheter.
Qu’en est-il en ce moment. Selon Fitch Ratings, le ratio est maintenant 60 pour cent plus élevé que la moyenne des 30 dernières années.

Quatrième mythe : La banlieue c’est mieux

Puisque le coût des terrains est généralement moins élevé à la banlieue, les premiers acheteurs en ont souvent plus pour leur argent. Il faut par ailleurs savoir que plus on s’éloigne de son travail, de la famille et des divertissements, plus on doit passer du temps à se déplacer, comme le confirme une étude du Center for Neighborhood Technology.
Pour de nombreuses familles, les économies réalisées sur l’achat de la maison en banlieue, sont annulés par les importants coûts de déplacement. Avec l’essence à 1,25 $ le litre, le transport représente la seconde plus importante dépense des familles banlieusardes.
Selon l’étude, ces coûts varient en fonction de la localité de résidence. Il vont de 12 % du revenu pour les foyers desservis efficacement par le transport en commun et ayant accès à une foule de services, à 32 % pour les banlieusards dont le seul moyen d’accéder aux services essentiels consiste à conduire sur de longues distances.

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